Le djihadisme, dommage collatéral des guerres occidentales

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Les interventions occidentales dans le monde musulman – de l’Afghanistan à l’Irak et la Libye – loin de ramener la paix et promouvoir la démocratie ont provoqué ou aggravé des situations de chaos dont les djihadistes fanatiques ont été les seuls bénéficiaires.

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Les investigations policières livreront sans doute des informations précieuses sur le degré d’insertion des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly dans les filières terroristes d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) et de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), devenu Daech (acronyme arabe de l’État islamique). Mais l’histoire des trajectoires qui ont conduit ces trois jeunes Français de la déshérence culturelle et sociale à la ferveur religieuse, puis à l’engagement djihadiste et au fanatisme terroriste, ne commence pas à l’insurrection populaire yéménite ou à la guerre civile syrienne où ils ont, semble-t-il, trouvé leurs mentors idéologiques et fait l’apprentissage des armes.