La détention des migrants, un business en pleine expansion

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Les centres de détention administrative de migrants sont de plus en plus nombreux en Europe et à ses frontières. Ils sont aussi de plus en plus privatisés, avec des conséquences négatives sur les conditions d’hébergement, les conditions de travail des employés, et le respect de la dignité humaine.

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C'est une analyse produite par l' « Observatoire des multinationales » : de plus en plus, en Europe, les centres de détention administrative de migrants sont privatisés. En France, beaucoup de grands noms du CAC40 sont ainsi impliqués dans ce type de détention. Outre Engie à travers sa filiale Gepsa, Bouygues est un autre acteur majeur du secteur, chargé de la construction des centres de rétention dans le cadre de contrats de PPP. La récente révolte de migrants dans le centre de Cona, en Italie, fut un révélateur : début janvier, un groupe de migrants africains a retenu pendant quelques heures les employés de ce centre de détention dans la région de Venise et mis le feu à des meubles. Ils protestaient contre la surpopulation du centre, qui hébergeait alors environ 1 500 personnes. Ce centre est en fait géré par une « coopérative » appelée Ecofficina, qui faisait déjà l’objet d’une enquête administrative... Une structure qui a très peu à voir avec l’économie sociale et solidaire et semble avoir été créée expressément pour capter l’argent public consacré à la détention des migrants, sur fond de connivences politiques. Retrouver l'article dans son intégralité ici.