La Grande-Bretagne ne sera pas une "économie à la Mad Max" après le Brexit, selon Davis

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Le ministre britannique du Brexit, David Davis, entend assurer mardi que la Grande-Bretagne ne se transformera pas en économie dérégulée après sa sortie de l'Union européenne dans le but de concurrencer ses voisins.
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LONDRES (Reuters) - Le ministre britannique du Brexit, David Davis, entend assurer mardi que la Grande-Bretagne ne se transformera pas en économie dérégulée après sa sortie de l'Union européenne dans le but de concurrencer ses voisins.

Lors d'un discours qu'il va prononcer ce mardi devant les milieux d'affaires en Autriche dans le but de clarifier la stratégie du gouvernement en vue du Brexit, David Davis va tenter de dissiper l'inquiétude des dirigeants européens quant à une tentation de Londres de mener une politique agressive pour attirer les investisseurs.

"Ils craignent que le Brexit ne puisse conduire à un nivellement par le bas anglo-saxon. Avec une Grande-Bretagne plongée dans un monde à la Mad Max tout droit tiré d'une fiction apocalyptique", va déclarer le ministre, selon des extraits de son discours.

"Ces craintes d'un nivellement par le bas ne sont basées sur rien, pas sur l'histoire, pas sur nos intentions, pas sur nos intérêts", va-t-il dire.

Depuis le référendum de juin 2016, les partisans du Brexit ont présenté la suppression des réglementations européennes comme l'un des principaux acquis de la sortie de l'Union européenne.

Des ministres ont aussi évoqué un changement de modèle économique pour permettre à la Grande-Bretagne de rester compétitive, avec notamment des baisses d'impôts et une dérégulation destinées à attirer les investisseurs.

Dans son discours en Autriche, David Davis va prendre l'engagement que Londres maintiendra des standards élevés en matière de droits des travailleurs, de régulation financière, de bien-être animal ou encore d'environnement.

La Grande-Bretagne espère toujours parvenir à un accord qui permettrait à son secteur financier de conserver l'accès aux marchés européens, ce qui passe, selon le ministre du Brexit, "par la capacité des deux parties à faire confiance aux régulations de l'autre et aux institutions qui garantissent leur respect".

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