En Egypte, les djihadistes gagnants à un contre cent

Dans un post de blog, le professeur Jean-Pierre Filiu analyse les raisons du fiasco du régime égyptien face aux islamistes armés de la région du Sinaï, un conflit oublié, qui a pourtant fait des centaines de victimes et mobilisé des dizaines de milliers de soldats.

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Le 19 mars, treize policiers égyptiens étaient tués dans l’attaque-suicide d’une de leurs positions dans le nord du Sinaï. Dans Le Monde, le professeur Jean-Pierre Filiu, spécialiste du Proche-Orient, analyse ce conflit oublié et les raisons du fiasco de l'Égypte face aux djihadistes du Sinaï, où des dizaines de milliers de militaires et de policiers se révèlent incapables de contenir, sans même espérer la mettre en échec, une insurrection djihadiste forte initialement de quelques centaines de personnes. Parmi les raisons de ce fiasco retentissant, il y a l'autoritarisme du président-dictateur Sissi, l'incompétence crasse de l'armée égyptienne (pourtant financée par centaines de millions de dollars par les États-Unis) et l'incapacité du régime à prendre en compte les spécificités de la population bédouine du Sinaï, largement discriminée.