Il y a encore quelques mois, une libération de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, 71 ans, détenu depuis novembre 2011 par la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, semblait hautement improbable. Une récente décision des trois juges chargés de conduire le procès de l’ancien chef d’État et de son ministre Charles Blé Goudé, ouvert début 2016 pour « crimes contre l’humanité », montre que cette possibilité n’est plus à écarter. Certes, les magistrats ont refusé dans ce jugement, rendu public le 14 mars 2017, la 11e demande de mise en liberté conditionnelle formulée par les avocats de Gbagbo – suivant l’avis de l’accusation, ils estiment que l’ex-président, une fois libre, pourrait tenter, en cas de condamnation, d’échapper à la justice grâce à ses très nombreux soutiens en Afrique.