Santé Entretien

Le virologue Etienne Decroly: «Il faut analyser la question de l’accident de laboratoire»

Les recherches sur les origines du coronavirus, d’abord centrées sur une source animale, ont jusqu’ici échoué. La thèse de l’accident de laboratoire, nourrie par des révélations sur des travaux scientifiques cachés par les Chinois, gagne en crédibilité. Les explications du directeur de recherche Étienne Decroly (CNRS).

Caroline Coq-Chodorge

20 mai 2021 à 19h03

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Début 2021, une mission conjointe entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Chine a enquêté sur les origines du coronavirus. Son rapport, rendu fin mars 2021, juge « hautement improbable » la thèse de l’accident de laboratoire. Au lieu de clore le débat, le rapport l’a ravivé, de nombreux experts pointant les faiblesses de l’enquête et le manque de transparence des Chinois. Le directeur générale de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a immédiatement demandé, le 31 mars, des « études supplémentaires », soulignant que « toutes les hypothèses restent sur la table ». Il aussi critiqué « le manque d’accès aux données brutes autorisé par les autorités chinoises ». Dans le journal Science, des scientifiques de haut niveau ont appelé, le 14 mai dernier, à examiner la possibilité d’une fuite de laboratoire, au même titre que celle d’une origine naturelle.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

International — Article
par à l’air libre
France — Article
par Lucie Delaporte
France — Reportage
par Ellen Salvi
International — Analyse
par Romaric Godin
Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

Médias
Couvrir l’extrême droite, affronter la violence politique
Travailler et enquêter sur l’extrême droite en France, c’est s’exposer à des menaces, du cyberharcèlement, des insultes et du dénigrement. Et dans un milieu très masculiniste, être une journaliste femme est un facteur aggravant. Dénoncer ce déferlement de haine par la voie de l’interpellation ou le canal judiciaire n’a rien d’évident.
par Mathilde Goanec et David Perrotin
Gauche(s) — Analyse
Programme présidentiel de Mélenchon : ce qui change, ce qui demeure
Réactualisé à l’aune du quinquennat écoulé, « L’Avenir en commun » est débarrassé des points qui avaient le plus fait polémique en 2017, comme l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne. Pour le reste, la continuité domine : VIe République, planification écologique et partage des richesses.
par Fabien Escalona et Pauline Graulle
Nucléaire — Enquête
Centrale nucléaire de Tricastin : des dissimulations en cascade
Dans l’affaire du lanceur d’alerte de la centrale du Tricastin qui porte plainte contre EDF, de nouveaux éléments consultés par Mediapart révèlent que l’Autorité de sûreté du nucléaire connaissait depuis longtemps le problème. Selon un document interne, EDF a menti et l’autorité de sûreté également dans sa communication publique.
par Jade Lindgaard
Dossier. L’affaire Kohler — Enquête
La note qui relance l’affaire Kohler
La Sfil, une discrète banque publique qui assure les financements des bateaux achetés en France par le groupe MSC, s’est réjouie en 2020 de bénéficier du « soutien » du secrétaire général de l’Élysée. Ce dernier a des liens familiaux avec les Aponte, les principaux actionnaires de MSC.
par Martine Orange

Nos émissions