Ventes d’armes : les « services après-vente », point aveugle de la régulation

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Une étude du média néerlandais Lighthouse Reports et de l’ONG Global Legal Action Network (GLAN) démontre comment un pan des exportations d’armement échappe largement aux contrôles : les services après-vente (maintenance, etc). Faute de lois précises, des entreprises françaises continuent ainsi à soutenir les conflits en Libye et au Yémen indirectement.

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En théorie, la Libye est sous embargo depuis 2011. Il est défendu d’y envoyer des armes, et les Libyens n’ont pas le droit d’en exporter. Dans les faits, de véritables ponts aériens ont été mis en place depuis les Émirats arabes unis, la Russie (via la Syrie) et la Turquie pour approvisionner en matériel militaire tant l’armée libyenne que ses adversaires affiliés au général Haftar. Dans un rapport rendu en mars, les experts de l’ONU sur la Libye n’ont pu que constater que l’embargo était « totalement inefficace ».