Migrants tunisiens: deux associations dénoncent des contrôles irréguliers aux frontières

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De retour de mission d'observation à la frontière franco-italienne, le Gisti et l'Anafé estiment que les contrôles policiers sont «discriminatoires», car «seules les personnes à la peau mate sont contrôlées», et non conformes à la réglementation de Schengen. Cette dernière pourrait être réformée à l'occasion du prochain conseil européen, les 23 et 24 juin, dans le sens d'une plus grande fermeture de l'espace de Schengen.

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Les 23 et 24 juin, le conseil européen devrait décider de remettre en cause les règles régissant la libre circulation au sein de l'espace Schengen. Dans le sens d'un plus grand verrouillage: le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures devrait être rendu possible en cas de «défaillance» d'un pays membre ou lorsqu'un pays sera soumis à une «pression migratoire forte et inattendue». Selon deux associations de défense des droits des étrangers, la France n'a pas attendu la réforme pour modifier ses pratiques policières. Et l'occasion en a été l'arrivée sur le territoire de ressortissants tunisiens débarqués en Europe via Lampedusa.