Kosovo, un trou noir dans l'Europe (2): la conquête sanglante de l’UÇK

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Enlèvements de civils serbes ou rroms, liquidations d’opposants albanais, la liste des crimes imputés à la guérilla de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) est longue. Alors que la mission européenne Eulex enquête, les bouches s'ouvrent, révélant comment les services secrets occidentaux ont contribué à l’émergence du noyau dirigeant qui domine encore aujourd'hui le Kosovo.

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« Au Kosovo, à l’été et à l’automne 1999, tout était possible, tous les crimes, toutes les vengeances, tous les trafics. Tout se déroulait presque au grand jour, mais il y avait deux pays qui étaient particulièrement bien informés, qui savaient tout ce qui se passait : la France et les États-Unis ». L’homme qui parle ainsi, ce printemps, dans un café de Pristina, accompagné par deux neveux qui lui servent de gardes du corps, n’est pas un simple témoin.