A Chypre, on brûle le climat par les deux bouts

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Chypre, envoyée spéciale.– Elle était parisienne, et s’est installée récemment à Chypre, rêvant de ciel bleu et d’air pur. Mais elle a vite déchanté, enchaînant sinusite sur sinusite. Régulièrement, elle vérifie sur son smartphone la qualité de l’air. Depuis un an, une appli mobile permet de connaître en temps réel le niveau de pollution dans différents quartiers de l’île. Bien souvent, elle constate que « c’est bien plus pollué à Nicosie qu’à Paris… ». Quant aux écoliers, ils sont fréquemment privés de récréation : les épisodes de poussières sont parfois si intenses, avec des taux de particules dans l’atmosphère jusqu’à dix fois supérieurs à ceux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’ils restent enfermés dans leur classe durant trois jours d’affilée.