En Tunisie, une présidentielle entre deux morts

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« C’est symbolique pour la presse occidentale mais ici, tout le monde s’en fiche. À part de petits encarts dans les journaux accompagnés d’une petite photo de lui, une annonce à la télévision, sa mort nous laisse indifférents, aussi étonnant que cela puisse paraître pour quelqu’un qui nous a gouvernés pendant 23 ans. On n’y voit aucun symbole, peut-être parce qu’il est mort depuis longtemps pour nous. » L’historienne franco-tunisienne Sophie Bessis balaie d’un revers de main et d’un timbre ironique la mort de l’ancien dictateur Zine el-Abidine Ben Ali.