La police italienne saisit les villas d'un clan mafieux à Rome

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La police italienne a saisi mardi à Rome huit villas de luxe construites en toute illégalité par la mafia locale.
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ROME (Reuters) - La police italienne a saisi mardi à Rome huit villas de luxe construites en toute illégalité par la mafia locale.

L'opération de confiscation, menée à l'aube, a mobilisé quelque 600 membres des forces de l'ordre.

La maire de Rome, Virgina Raggi, a annoncé que les propriétés seraient détruites d'ici la fin de l'année.

"Aujourd'hui est un jour historique pour la ville de Rome et les Romains", a dit la responsable du Mouvement 5 Etoiles, à qui de nombreux habitants de la capitale italienne reprochent de ne pas avoir tenu tenu la promesse, faite à son arrivée à la mairie en 2016, de rendre son lustre à la ville éternelle.

"Nous mettons fin à des années d'illégalité et nous adressons un message ferme au clan Casamonica", a déclaré Virginia Raggi.

Le clan mafieux des Casamonica est implanté dans les quartiers sud-est de Rome depuis des décennies mais il s'est fait connaître du grand public en organisant il y a trois ans des funérailles fastueuses pour son parrain Vittorio Casamonica.

Un hélicoptère avait largué des pétales de roses sur la cérémonie d'enterrement et une large bannière avait été déployée sur l'église San Giovanni Bosco proclamant: "Tu as conquis Rome, tu peux maintenant conquérir le paradis."

Les funérailles avaient provoqué un tollé et la classe politique réclamait depuis des sanctions judiciaires contre la famille.

En juillet dernier, 33 membres du clan ont été arrêtés dans des villas au luxe tapageur.

Quant aux propriétés saisies mardi, certaines ont été bâties sur des sites archéologiques et "ont même intégré des pans entiers de l'aqueduc Felice", a précisé Virginia Raggi, en référence à une construction du XVIe siècle.

Le vice-président du Conseil, ministre de l'Intérieur et chef de file de la Ligue Matteo Salvini, a promis d'assister en personne à la démolition des villas saisies. "La fête est finie", a lancé le dirigeant d'extrême droite lors d'une visite au centre de commandement de la police.

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