Un pro-Européen en tête de la présidentielle en Macédoine du Nord

Par
Le candidat macédonien pro-occidental est arrivé légèrement en tête du premier tour de l'élection présidentielle dimanche, au terme d'une campagne dominée par les profondes divisions engendrées par le changement de nom de leur pays, devenu "République de Macédoine du Nord" en vertu d'un accord conclu avec la Grèce.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

SKOPJE (Reuters) - Le candidat macédonien pro-occidental est arrivé légèrement en tête du premier tour de l'élection présidentielle dimanche, au terme d'une campagne dominée par les profondes divisions engendrées par le changement de nom de leur pays, devenu "République de Macédoine du Nord" en vertu d'un accord conclu avec la Grèce.

Stevo Pendarovski, soutenu par la coalition centriste au pouvoir a obtenu 42,6% des voix après dépouillement de 74% des bulletins de vote, selon les chiffres disponibles sur le site de la commission électorale.

Il a devancé d'un souffle la candidate de l'opposition, Gordana Siljanovska-Davkova, une professeure d'université créditée de 41,6% des voix.

Les partis de la coalition centriste, composée des sociaux-démocrates et du parti DUI de la minorité albanaise, se sont engagés à appliquer le changement de nom du pays, grâce auquel Athènes ne mettra plus son veto à une intégration future de Skopje dans l'Otan et dans l'Union européenne.

A l'inverse, le parti nationaliste VMRO-DPMNE qui soutient Gordana Siljanovska-Davkova s'oppose catégoriquement à l'accord sur le changement de nom.

Le second tour de l'élection présidentielle se déroulera le 5 mai.

Les électeurs de Blerim Reka, candidat du deuxième plus important parti de la minorité albanaise, Besa, qui a obtenu 11,5% des voix, feront figure d'arbitre de ce duel.

La fonction de président, en Macédoine du Nord, est essentiellement honorifique, mais le chef de l'Etat est néanmoins commandant en chef des forces armées et signe les lois votées par le parlement.

Ainsi, le refus du président sortant, le nationaliste Gjeorge Ivanov, de signer certains textes adoptés par les députés a retardé la mise en oeuvre de certaines lois de première importance, dont celle portant sur une plus large utilisation de l'albanais, 18 ans après un conflit armé qui avait acculé le pays au bord de la guerre civile avec la minorité albanaise en 2001.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale