Le mandat de DSK au FMI: merci la crise

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L'inculpation de Dominique Strauss-Kahn a donné lieu à un concert de louanges pour évoquer l'action du socialiste français à la tête du FMI. Si le discours du Fonds a évolué, son action n'est pas parvenue à se démarquer pour de bon des «ajustements structurels» des années 1990. Mediapart fait le bilan.

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C'est l'un des multiples effets collatéraux de l'«affaire»: l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn a donné lieu, des deux côtés de l'Atlantique, à un concert de louanges pour évoquer le mandat raccourci du socialiste français à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Vieille institution menacée d'effondrement en novembre 2007, au moment de l'entrée en fonction tonitruante de DSK comme managing director, le FMI serait désormais rajeuni, et doté d'une nouvelle légitimité. Autrefois bras armé de plans d'ajustement structurel injustes et inefficaces, il se serait converti aux vertus du keynésianisme au cours de l'année 2008.