Comment Lafarge a payé l'EI pour faire fonctionner une usine en Syrie

Le cimentier français Lafarge, numéro un mondial et fleuron du CAC 40, a financé les djihadistes de l’État islamique durant un peu plus d’un an, en Syrie, entre le printemps 2013 et la fin de l’été 2014, révèle une enquête du Monde.

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Le cimentier français Lafarge, numéro un mondial depuis sa fusion avec le suisse Holcim et fleuron du CAC 40, a financé les djihadistes de l’EI durant un peu plus d’un an, entre le printemps 2013 et la fin de l’été 2014, révèle une enquête du Monde. Inaugurée en 2010, la cimenterie de Jalabiya, dans le nord-est de la Syrie, était le fleuron du cimentier français au Proche-Orient. Mais l’année suivante, la guerre civile a éclaté. La direction de l’usine a cherché à la faire fonctionner le plus longtemps possible dans un environnement dangereux et instable. Reprise par les Kurdes en février 2015 puis désaffectée, l'usine sert désormais de base aux forces spéciales occidentales.