Les Kényans, cobayes des applis de microcrédit

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Nairobi (Kenya), de notre correspondante.– Dans un costume de seconde main étriqué, Ochwacho Ojango tapote nerveusement sur son bureau. Son minibus privé, sa principale source de revenus, est en réparation depuis plusieurs semaines. Il passe ses journées assis dans les locaux bruyants d’une petite coopérative de chauffeurs, désœuvré. Sortant un smartphone de sa poche, il pointe du doigt une série de chiffres sur l’écran : le bilan de ses dettes auprès de Tala, une start-up américaine de microcrédit opérant au Kenya.