Avec la Convention citoyenne, le Ceta revient en haut de l’agenda

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Une large majorité des citoyens de la Convention pour le climat s’est prononcée pour ne pas appliquer « en l’état » l’accord de libre-échange avec le Canada. Une position embarrassante pour l’Élysée, le texte controversé n’étant toujours pas passé au Sénat.

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C’est l’un des effets de bord de la Convention citoyenne pour le climat, qui risque d’embarrasser l’Élysée : le traité de libre-échange négocié entre l’Union européenne et le Canada (Ceta), adopté à l’Assemblée l’été dernier, fait son retour sur le devant de la scène. Pas moins de 124 des 150 citoyens tirés au sort se sont prononcés, samedi 20 juin, pour rouvrir les négociations du Ceta, suspendre le processus de ratification en cours et revoir de fond en comble la politique commerciale menée par l’UE. Seuls 13 s’y sont opposés.