L’attaque sur le pétrole saoudien annonce-t-elle des bouleversements au Moyen-Orient?

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Jusqu’à présent, une des règles intangibles de la géopolitique moyen-orientale était que les États-Unis protégeaient coûte que coûte leur approvisionnement en pétrole (et donc celui du reste de la planète) et par conséquent le premier fournisseur mondial, l’Arabie saoudite. Mais, depuis l’attaque du samedi 14 septembre 2019 contre deux sites pétroliers saoudiens, cet axiome a soudain perdu de sa pertinence. La moitié de la production d’or noir saoudien, soit 5 % du flot quotidien mondial, a été interrompue par une série de frappes de drones et de missiles et Washington, pas plus que Riyad, n’a répliqué. Au contraire, les signaux envoyés par l’administration américaine ont même paru singulièrement confus.