Au bout d’un moment, les policiers n’ont plus pu compter. C’était trop. Ils ont fini par parler de « plusieurs centaines de millions d’euros ». Il a fallu l’écrire et l’écrire encore, comme pour saisir l’ampleur de la corruption d’une seule personne. L’expression revient telle quelle à de nombreuses reprises dans un rapport de synthèse que l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) a consacré, le 23 juin 2014, aux détournements de fonds dont l’actuel vice-président de la Guinée-Équatoriale est soupçonné par la justice française dans l’un des volets de l’affaire dite « des biens mal acquis ».