Financements libyens: Sarkozy s’enlise dans les «fake news»

Au 20 heures de TF1, comme dans sa déclaration aux juges, l’ancien président a multiplié les contrevérités : il n’aurait jamais favorisé les intérêts libyens, les accusations qui le visent seraient l’œuvre d’un clan (et toutes postérieures à la guerre), il ne serait pas lié à l’intermédiaire Ziad Takieddine, et le document publié par Mediapart serait « le comble de la manipulation ». Florilège.

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« Je vous demande avec toute la force de mon indignation de retenir des indices et non pas des indices graves et concordants », a imploré Nicolas Sarkozy, face aux juges d’instruction chargés de l’affaire des financements libyens, mercredi soir, au terme de ses deux jours de garde à vue dans les locaux de l’Office anticorruption (OCLCIFF) de la police judiciaire. Au détour d’une phrase, tout en niant toute implication, l’ancien président a toutefois reconnu l’existence « d’indices » afin d’obtenir de la justice un statut de témoin assisté plutôt que de mis en examen, en vain.

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