Présidentielle iranienne : deux des principaux candidats exclus

Le Conseil des gardiens de la révolution a écarté les candidatures de l’ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani et du proche du président sortant, Esfandiar Rahim Mashaïe.

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Le Conseil des gardiens de la Constitution a exclu, mardi 22 mai, de la course à l’élection présidentielle iranienne deux des principaux candidats : l’ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani et un proche du président sortant, Esfandiar Rahim Mashaïe.

Au total seules 8 personnalités, sur les 686 ayant soumis leur candidature, ont finalement été autorisées à se présenter à l’élection présidentielle du 14 juin. Le Conseil des gardiens de la Constitution, chargé de cette sélection, n’a pas précisé les raisons qui l’ont poussé à écarter deux des principaux candidats.

Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du chef de l’Etat sortant Mahmoud Ahmadinejad, a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision. « Je considère ma disqualification comme une injustice », a-t-il déclaré à l’agence Fars, « et je vais essayer de la réparer en faisant un recours auprès du Guide suprême » de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, seule autorité pouvant infirmer la décision du Conseil des gardiens de la Constitution.

Akbar Hachémi Rafsandjani, président de la République d’Iran de 1989 à 1997, a pour sa part fait savoir qu’il « ne protestera pas contre sa disqualification ». Les deux hommes étaient considérés comme des opposants aux conservateurs qui réclamaient l’invalidation de leurs candidatures.

Considéré comme trop proche des progressistes, M. Rafsandjani avait notamment soutenu les manifestations ayant suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Esfandiar Rahim Mashaïe était, lui, jugé par les conservateurs trop proche du président sortant dont le seconde mandat a été vivement critiqué. En vertu de la Constitution iranienne qui limite à deux le nombre de mandats successifs, Mahmoud Ahmadinejad n’a de son côté pas le droit de se représenter.

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