mot de passe oublié
1 euro 15 jours

Construisez avec nous l'indépendance de Mediapart

Accédez à l'intégralité du site en illimité, sur ordinateur, tablette et mobile à partir d'1€.

Je m'abonne
Mediapart dim. 25 sept. 2016 25/9/2016 Édition de la mi-journée

Deux présidents africains écoutés par la justice française

22 mai 2015 | Par Fabrice Arfi et Ellen Salvi

Les présidents du Mali et du Gabon ont été écoutés téléphoniquement dans le cadre des investigations judiciaires visant l’homme d’affaires corse Michel Tomi, à la tête d’un empire financier en Afrique. Les retranscriptions policières révèlent un vaste système de largesses en tout genre dont profitent les deux chefs d’État africains concernés, Ibrahim Boubacar Keita (Mali) et Ali Bongo (Gabon). De la pure corruption pour les juges.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 28 mars 2014, à 12h55, Michel Tomi, surnommé le “parrain des parrains”, condamné plusieurs fois par la justice dans des affaires financières liées à la mafia corse, décroche son téléphone. Un vieux complice est au bout du fil, Pierre-Nonce Lanfranchi, dit “Nono”. « Putain, ils ne te lâchent plus ! », s’agace “Nono”, élu historique du petit village de Guitera-les-Bains (Corse-du-Sud), entre deux échanges en langue insulaire avec l’homme d’affaires. Il faut dire que, ce jour-là, un article du Monde révélant l’existence d’une enquête judiciaire d’ampleur contre Michel Tomi tourne sur la Toile depuis plus d’une heure.