Avec l’équipage du «Mare Ionio», les anti-Salvini retrouvent de la voix en Italie

Par Cécile Debarge
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Tous les commentaires

forza mare iono !

Immigration. Dans les Hautes-Alpes, la police déroule le tapis rouge à Salvini

Les actions illégales des autorités françaises pour barrer la route aux exilés venus d’Italie sont du pain bénit servi au ministre de l’Intérieur transalpin d’extrême droite, qui ne rechigne pas à alimenter la polémique....

Bravo les italiens !

Ca fait chaud au coeur !

La liberté d'entreprendre n'est pas réservée aux prédateurs et à leurs gouvernements laquais !

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  • 23/10/2018 08:50
  • Par

 Je trouve dommage l'allusion faite par Mediapart que cette action serait "politique"? il s'agit bien de "désobéissance morale"; et on voit d'ailleurs le cynisme des commentaires de Salvini.

Il n' a pas peur du ridicule: des millions de ses compatriotes se sont expatriés , et s'expatrient encore comme migrants économiques. A Montréal il existe un quartier italien entier; et dans ma ville proche des Alpes italiennes, si on devait fermer tous les commerces tenus par des italiens, il n'y aurait plus grand chose...

Je trouve, comme vous, extrêmement regrettable de qualifier cet acte de désobéissance citoyenne de "politique".

Quant à Salvini, il ne faudrait quant même pas oublier que l'ensemble des pays européens ont sciemment, et honteusement, ignoré les difficultés de l'Italie pendant qu'elle accueillait XX mille rescapés !!!!

A  qui la faute ?

700 000 réfugiés en Italie depuis 2013. L'Europe s'en est à peu près lavé les mains. On imagine les difficultés et les tensions de toute nature qui ont suivi. Là-dessus, la Ligue du Nord de Salvini, un parti empruntant pour beaucoup sa rhétorique à l'extrême droite, fait une OPA sur le problème, et a l'extrême habileté de se faire le porte-parole de tous ceux qui ont à subir les conséquences d'une situation problématique engendrant des angoisses auxquelles les partis traditionnels n'ont pas su/pu répondre : à leur décharge, il faut reconnaître que ce n'était pas facile, c'est le moins qu'on puisse dire. On ne peut que regretter qu'un individu aussi ignoble que Salvini soit aux commandes en Italie, mais il n'y a sans doute pas lieu de stigmatiser les Italiens ni de les taxer de fascisme (comparez les 16% de la Ligue aux législatives avec le score de Le Pen aux présidentielles), même si la présence de Salviani au gouvernement a un goût amer pour les démocrates : l'urgent est de définir une stratégie à la fois réaliste et humaine (la quadrature du cercle, sans doute, mais on peut toujours essayer) à l'échelle de l'Europe et d'aider nos amis italiens.

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