Le plan secret de l'Europe pour sécuriser la Libye

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Les pays de l'Union européenne investissent des centaines de millions d’euros pour renforcer les frontières libyennes, de peur que l'instabilité de ce pays n'enflamme la région et n'encourage les migrations vers le vieux continent. Mediapart s'est procuré un rapport confidentiel de la diplomatie bruxelloise qui détaille l'ensemble des actions engagées pour « sécuriser » la Libye. Le secteur privé de la sécurité est en ordre de bataille.

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Défaillance des institutions, concurrence entre groupes armés, frontières poreuses, trafics en tout genre : les États membres de l’Union européenne s’inquiètent au plus haut point du chaos régnant en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Ils y investissent des centaines de millions d’euros pour tenter d’éviter que les perturbations ne s’étendent à l’ensemble de la région déjà passablement instable. Et pour empêcher les migrants d’arriver sur les côtes européennes, ils essaient de les bloquer en amont. Mediapart s’est procuré un rapport non public du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), le corps diplomatique de l’Union européenne, représenté par la Britannique Catherine Ashton, qui détaille les multiples actions engagées pour « sécuriser » ce pays.