En Tunisie, une campagne présidentielle passionnée mais sans grand suspens

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Le premier tour de l’élection présidentielle tunisienne a lieu ce dimanche, sur fond d'entorses massives à la loi électorale dans les médias. Tous les sondages donnent victorieux Béji Caïd Essebsi, de Nida Tounes, parti déjà vainqueur des législatives en octobre.

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Les Tunisiens votent à nouveau ce dimanche, et du point de vue constitutionnel, c’est la confirmation d’un changement d’époque. Environ 5 200 000 citoyens tunisiens sont appelés à élire leur futur président pour cinq ans. Un poste qui n’a plus rien à voir avec celui défini par l'ancienne Constitution de 1959, suspendue en mars 2011, deux mois après la révolution. Que nous dit exactement le nouveau texte, adopté en janvier 2014 ? Selon l’article 71, le pouvoir exécutif « est exercé par le Président de la République et un gouvernement présidé par un Chef du gouvernement ». L’article 72 précise que le président de la République est le chef de l'État. Symbole de son unité, il garantit son indépendance et sa continuité et veille au respect de la Constitution. Pour les détails de ses prérogatives, il faut se reporter à l’article 77, dont voici l'essentiel des dispositions :