Yémen: L'émissaire de l'Onu attendu à Hodeïda en vue de pourparlers de paix

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L'émissaire de l'Onu au Yémen, Martin Griffiths, doit se rendre jeudi à Hodeïda, le principal port du Yémen contrôlé par les rebelles chiites houthis, afin de poursuivre les préparatifs des pourparlers de paix prévus d'ici la fin de l'année en Suède, a déclaré mercredi le porte-parole des Nations unies.
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WASHINGTON (Reuters) - L'émissaire de l'Onu au Yémen, Martin Griffiths, doit se rendre jeudi à Hodeïda, le principal port du Yémen contrôlé par les rebelles chiites houthis, afin de poursuivre les préparatifs des pourparlers de paix prévus d'ici la fin de l'année en Suède, a déclaré mercredi le porte-parole des Nations unies.

Martin Griffiths a déclaré vendredi dernier devant le Conseil de sécurité des Nations unies que les parties impliquées dans le conflit au Yémen avaient réaffirmé leur engagement à participer aux négociations de paix.

Depuis, de violents combats ont repris lundi soir à Hodeïda entre les Houthis et la coalition menée par l'Arabie saoudite, qui avait suspendu quatre jours plus tôt son offensive sur le port. Les rebelles chiites s'étaient dits prêts à un cessez-le-feu si Ryad "veut la paix".

Selon le porte-parole de l'Onu, Martin Griffiths se trouvait mercredi dans la capitale yéménite Sanaa, tenue par les rebelles, et doit se rendre jeudi à Hodeïda, ville portuaire par laquelle transite de l'aide humanitaire et 80% des importations de produits alimentaires.

"Il cherche à finaliser les modalités en vue des pourparlers en Suède (...) et à attirer l'attention sur la nécessité d'une trêve dans les combats", a déclaré Stephane Dujarric, précisant qu'un projet qui permettrait d'accorder à l'Onu la supervision des opérations portuaires à Hodeïda était en préparation.

Ces efforts de Martin Griffiths ont été salués à Washington, où le département d'Etat américain a dit mercredi soir dans un communiqué que "toutes les parties ne doivent plus repousser davantage les discussions".

Plus tôt dans la journée, le secrétaire américain à la Défense a dit que des négociations de paix seraient organisées début décembre entre les belligérants du conflit yéménite.

"Ce sera très, très tôt en décembre, en Suède, il y aura le camp des rebelles houthis et le gouvernement reconnu par l'Onu", a déclaré Jim Mattis à la presse.

Il a d'ailleurs affirmé que l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis avaient cessé toutes leurs opérations offensives autour d'Hodeïda et que, malgré quelques accrochages, la ligne de front n'avait pas bougé ces dernières 72 heures.

Aucun représentant du mouvement houthi ne s'était rendu en septembre à Genève pour y rencontrer les négociateurs gouvernementaux afin de discuter d'un plan de sortie de conflit sous l'égide de l'Onu.

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont pris la tête en mars 2015 d'une coalition militaire engagée contre les miliciens chiites houthis, appuyés par l'Iran, qui tiennent la capitale yéménite et une partie du pays.

En trois ans et demi, la guerre a fait plus de 10.000 morts et acculé le Yémen au bord de la famine. Selon un rapport de l'ONG Save the Children publié mercredi, la famine a peut-être tué jusqu'à 85.000 enfants de moins de cinq ans depuis l'intervention de la coalition arabe.

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