La France et la Turquie au miroir de leur pathologie nationale

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La Turquie au bout du rouleau kémaliste et la France au bout du rouleau gaulliste s'invectivent au nom de leurs torts historiques, éludés de part et d'autre. Chronique d'une rivalité mimétique nous ramenant au seuil du XXe siècle. Et donc aux antipodes de la démocratie moderne souhaitable en Europe...

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Les députés français ont adopté ce jeudi la proposition de loi sur la négation des génocides, dont celui ayant frappé les Arméniens en 1915. Le texte prévoit un an d'emprisonnement et 45.000 € d'amende pour «ceux qui auront fait l'apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre». Une loi du 29 janvier 2001 a déjà instauré la reconnaissance officielle du génocide arménien par la France. En mai 2011, la traite et l'esclavage, en tant que crimes contre l'humanité, firent l'objet du même souci législatif, dans le sillage de la loi Gayssot du 13 juillet 1990, qui réprime la contestation de l'existence des crimes nazis.