Ciblés par les rafles, les Syriens d’Istanbul vivent dans la peur des expulsions

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Depuis la victoire de l’opposition sociale-démocrate à Istanbul, lors des municipales du 23 juin, la police turque multiplie les rafles contre les réfugiés syriens et les migrants clandestins, désignés comme les responsables de la défaite du parti présidentiel. Menacés d’un renvoi forcé vers une autre ville turque, voire vers la Syrie, les Syriens de la métropole vivent désormais dans la peur des expulsions.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.– Depuis le début de l’été, la vie est devenue encore un peu plus difficile pour les réfugiés syriens installés à Istanbul. À l’origine de leurs maux : la défaite subie lors des municipales du 23 juin par le parti du président Recep Tayyip Erdogan, qui a mis fin à vingt-cinq ans de mainmise islamo-conservatrice sur le cœur économique de la Turquie et ses 15 millions d’habitants. Cet échec cuisant, le Reis et son Parti de la justice et du développement (AKP) en ont imputé la responsabilité aux réfugiés syriens installés dans la métropole, dont le nombre, selon eux, excessif et les frictions qu’ils occasionnent seraient venus à bout de la patience des Stambouliotes.