Les travaillistes britanniques mal à l'aise sur l'Europe

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David Cameron veut organiser, d'ici 2017, un référendum sur l'Union européenne. Qu'en dit l'opposition travailliste ? Pour elle aussi, le débat européen est explosif. Ed Miliband, le chef du Labour, est à la tête d'un parti divisé entre le legs blairiste et la montée de l'euroscepticisme dans toute l'île.

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David Cameron s'est enfin débarrassé d'un poids qu'il traînait depuis l'été dernier. Le conservateur a livré mercredi son très attendu discours sur l'Europe et promis l'organisation, « d'ici 2017 », d'un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne.

« Une fois négocié un nouvel arrangement (avec Bruxelles), nous organiserons pour les Britanniques un référendum avec un choix simple : dedans ou dehors. Il s'agira de rester dans l'Union selon ces nouvelles modalités, ou d'en sortir entièrement », a expliqué le premier ministre, qui juge « ultra-mince » le soutien des citoyens britanniques, ces jours-ci, à l'Union (lire ici l'intégralité du discours en anglais).

Le scénario conservateur est doublement incertain. D'abord parce qu'il est lié à une victoire des Tories lors des législatives à venir, en 2015. Ensuite parce que David Cameron anticipe qu'il parviendra à renégocier le statut de Londres dans l'Union, dans la foulée des élections allemandes de l'automne prochain – ce qui est loin d'être acquis.