La révolte étudiante qui fait vaciller le gouvernement indien

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De notre correspondant à Bombay (Inde). – Ils sont des milliers à manifester depuis début février contre « le terrorisme d’État », sur les pelouses des campus de Delhi, Madras, Calcutta et Bangalore. Des milliers à défiler dans les rues de la capitale, pour réclamer le droit de parler de la nation indienne en général, et de la souveraineté du Cachemire en particulier. Pour défendre, en somme, la liberté d’expression, sujet qui restera décidément dans l’histoire comme la controverse majeure du mandat de Narendra Modi, élu premier ministre il y aura bientôt deux ans. La « plus grande démocratie du monde » est secouée par un mouvement étudiant comme elle n’en a pas vu depuis au moins un quart de siècle. Et comme la politique n’est jamais très loin des amphis, certains comparent la situation à celle de 1975, lorsque les étudiants étaient descendus en masse dans la rue pour protester contre la décision d’Indira Gandhi, chef du gouvernement, de déclarer l’état d’urgence dans le but d’étouffer l’opposition.