En Espagne, le mouvement social donne des raisons d'espérer

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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Madrid contre l'austérité. L'Espagne d'aujourd'hui exécute un grand écart difficile à tenir : bloquée sur le plan institutionnel, avec une droite réactionnaire au pouvoir, mais bouillonnante dans les mouvements et dans les marges.

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Madrid a renoué samedi avec les mobilisations des grands jours, de l'ampleur de celles qui avaient paralysé le pays en 2011 et 2012. Des dizaines de milliers de manifestants ont dénoncé les politiques d'austérité menées par le gouvernement de Mariano Rajoy (parti populaire, droite), et réclamé des solutions pour les six millions de chômeurs espagnols. « Moins de corruption, plus d'éducation », « Sauvons les personnes, pas les banques », « Non au paiement de la dette » ou encore « Ma fille serait venue, mais elle a émigré », sont certains des slogans vus dans les rues de la capitale.