A Lisbonne, les déconvenues d’une figure militante de l’antiracisme

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Lisbonne, de notre envoyé spécial.– Le 25 avril dernier, jour anniversaire du déclenchement de la révolution des œillets de 1974, elle n’a pas été autorisée à prendre la parole. Joacine Katar Moreira s’en est émue dans un communiqué virulent. La députée portugaise noire, 37 ans, a critiqué « l’absence de conscience politique » des partis de gauche, qui préfèrent la « réduire au silence », alors qu’un député du parti d’extrême droite Chega, lui, a été autorisé à intervenir durant ce débat solennel. Des élus socialistes se sont défendus, assurant qu’ils ne faisaient là qu’appliquer les règles internes de l’Assemblée, concernant les députés non inscrits comme elle.