Présidentielle au Gabon: deux candidats, un magot

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C’est un tout petit monde qui se déchire, mais il est couvert du même or. La campagne pour l’élection présidentielle gabonaise, dont l’unique tour doit se tenir le 27 août 2016, offre ces temps-ci un spectacle paradoxal. D’un côté, les deux principaux candidats, le président en exercice Ali Bongo et l’ancien ministre Jean Ping, s’invectivent publiquement à grand renfort de formules assassines. De l’autre, invisibles, les dessous d’une guerre entre deux clans familiaux qui ont longtemps dansé autour d’un magot commun, l’argent des grands contrats de l’État. Avec, au passage, une victime, toujours la même : les citoyens du Gabon, petit pays de moins de 2 millions d’habitants, riche en pétrole et, de ce fait, bastion historique de la Françafrique.