Migrants: la justice italienne reconnaît les tortures dans les prisons libyennes

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Palerme (Italie). –  Ils étaient enfermés dans l’ancienne base militaire de Zaouïa, une ville côtière située à 45 kilomètres à l’ouest de Tripoli. Un témoin raconte ce qu’il a vécu derrière des hauts murs d’enceinte et un grand portail bleu à l’entrée : « Il y avait des militaires, nous étions peut-être plus de trois cents à l’intérieur de cette prison, personne ne pouvait sortir, on nous donnait à manger une fois par jour et l’eau était rationnée, elle n’était même pas potable parce que c’était l’eau du robinet des toilettes. » Dans le mandat d’arrêt émis par le parquet de Palerme à l’automne dernier et que Mediapart s’est procuré, cinq hommes et une femme racontent en détail leur calvaire dans l’ancienne base militaire transformée en prison pour migrants.