François Fillon veut les voir «disparaître», Nicolas Sarkozy en a fait un des boucs émissaires de la crise et ils figureront au menu du sommet de Washington sur la crise financière du 15 novembre qui réunira le G8 et les grands pays émergents. Les paradis fiscaux, parce qu'ils sont opaques, ont participé à l'effondrement bancaire et à la crise actuelle. Mais il faudra plus que quelques invectives et beaucoup de réunions internationales pour traiter un sujet dont personne ne s'est soucié depuis trente ans.
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Avant la crise, on n’en parlait jamais. Depuis des décennies, ceux qui les combattent prêchent dans le désert. Mais qu’ils se rassurent: la grande croisade contre les paradis fiscaux, coupables d’avoir précipité l’effondrement bancaire, est lancée. «Longtemps tolérés, les paradis fiscaux sont désormais clairement dans la ligne de mire des pays occidentaux», se réjouissaient, mercredi 22 octobre, Les Echos. «Sarkozy met la pression sur le Luxembourg», renchérissait Le Figaro. Bien sûr, une nouvelle fois, c’est le chef de l’Etat qui est à la manœuvre. Avec les paradis fiscaux et le secret bancaire, il a trouvé un bouc émissaire pratique dans le contexte de la crise financière.
Avec le décès d’Alain Krivine, le 12 mars, à 80 ans, s’en va la dernière figure militante de Mai 68 restée fidèle à ses révoltes de jeunesse, mêlant anti-impérialisme, anti-stalinisme et anticapitalisme. Sa personnalité ajoutait à cette fidélité une évidente intégrité, à rebours des ambitions de pouvoir et des sectarismes de parti.
par
Edwy Plenel
Notre dossier : Éric Zemmour et les femmes
— Enquête
Pendant plusieurs mois, Mediapart a enquêté et recueilli le témoignage de huit femmes qui accusent le candidat d’extrême droite de comportements inappropriés et d’agressions sexuelles pour des faits présumés allant de 1999 à 2019. Certaines s’expriment face caméra pour la première fois.
par
Lénaïg Bredoux,
Berenice Gabriel,
Youmni Kezzouf,
Valentine Oberti,
David Perrotin
et Marine Turchi
Face à ce qu’il définit comme « une guerre européenne », le philosophe imagine ce qui pourrait faire reculer Poutine : l’aide à la résistance du peuple ukrainien, mais aussi au peuple russe dissident – seul moyen d’éviter une « reconstitution des blocs ».
À soixante-dix kilomètres de la Pologne, la grande ville de l’ouest de l’Ukraine reste épargnée par les opérations militaires. Mais la guerre est bel et bien là, incarnée par des foules immenses qui fuient le pays. Très vite, une mobilisation générale de la société a fait de Lviv un centre humanitaire géant. En attendant le pire.