Ouattara verrouille sa réélection en Côte d'Ivoire

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Ce dimanche est jour de présidentielle en Côte d’Ivoire. La précédente, en 2010, avait opposé au second tour Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara et débouché sur une crise militaro-politique sans précédent. Le contexte est aujourd’hui différent mais les tensions sont toujours fortes et le scrutin est sujet à caution.

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« Notre bilan est largement positif, inattaquable », a prévenu Ouattara, 73 ans et candidat à sa succession pour le compte du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition au pouvoir. Le président sortant compte visiblement être réélu et ce, dès le premier tour, comme le suggère l’un de ses slogans de campagne : « Un coup, K.-O. ! » Il lui faut une victoire incontestable pour faire oublier le scrutin de 2010. Cette année-là, l’élection a été entachée de nombreuses irrégularités, cachées ou minimisées par les Occidentaux qui le soutenaient. Ouattara n’a dû son installation au pouvoir qu’au forcing de son ami Nicolas Sarkozy et à l’intervention de l’armée française.