L'Onu propose de gérer le port de Hodeïda au Yémen

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Les Nations unies ont proposé vendredi de prendre en charge les opérations portuaires dans la ville de Hodeïda, au Yémen, afin de protéger d'une "possible destruction" ce lien vital pour la population civile.
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HODEIDA, Yémen (Reuters) - Les Nations unies ont proposé vendredi de prendre en charge les opérations portuaires dans la ville de Hodeïda, au Yémen, afin de protéger d'une "possible destruction" ce lien vital pour la population civile.

Situé sur la mer Rouge, Hodeïda est le principal port du Yémen par où transite l'essentiel de l'aide humanitaire à destination du pays ainsi que 80% de ses importations alimentaires. Contrôlé par la rébellion houthie, il subit depuis plusieurs mois une offensive des forces yéménites soutenues par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

L'émissaire de l'Onu pour le Yémen, Martin Griffiths, s'est entretenu vendredi avec les responsables du port. "Nous avons évoqué (...) la façon dont les Nations unies pourraient jouer un rôle de premier plan dans la gestion du port", a-t-il expliqué.

"Nous pensons qu'en jouant ce rôle, nous contribuerions à préserver un lien vital pour la population yéménite", a-t-il dit à des journalistes.

Martin Griffiths est arrivé jeudi à Hodeïda afin de poursuivre les préparatifs des pourparlers de paix sur le Yémen qu'il espère organiser d'ici la fin de l'année en Suède.

Devant le Conseil de sécurité de l'Onu, l'émissaire a déclaré la semaine dernière qu'il avait obtenu de tous les belligérants la "ferme assurance" qu'ils participeraient à ces négociations.

Martin Griffiths préconise un arrêt des combats qui ont repris en début de semaine à Hodeïda, après quelques jours d'accalmie, afin de créer un "climat propice" aux pourparlers, a expliqué à Genève le porte-parole de l'Onu, Rehal LeBlanc.

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont pris la tête en mars 2015 d'une coalition militaire engagée contre les miliciens chiites houthis, appuyés par l'Iran, qui tiennent Sanaa, la capitale yéménite, et une partie du pays.

En trois ans et demi, la guerre a fait plus de 10.000 morts et acculé le Yémen au bord de la famine. Selon un rapport de l'ONG Save the Children, la famine a peut-être tué jusqu'à 85.000 enfants de moins de cinq ans depuis l'intervention de la coalition arabe.

Le Programme alimentaire mondial a annoncé vendredi avoir achevé la distribution de vivres à 180.000 habitants de Hodeïda.

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