De notre correspondant à Addis-Abeba (Éthiopie). - En deux heures, le vent aura dispersé plus de tracts qu’il n’y avait de personnes à qui les distribuer. Le micro aura tenu le temps de trois brefs discours, la patience du public à peine plus longtemps. Le petit groupe s’est dispersé, laissant les cadres de Medrek, la principale coalition d’opposition, seuls dans le silence de ce grand parc public au nord d’Addis-Abeba. Restait la table à ranger, et les derniers paquets de tracts, donc. À une semaine des élections nationales en Éthiopie, le 24 mai 2015, à peine plus d’une cinquantaine de militants et de supporteurs ont fait le déplacement.
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