En Ethiopie, des élections sans bruit

Par

Aux urnes dimanche, le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique s’apprêtait à réélire le même parti au pouvoir depuis 1991, auréolé d’une forte croissance et d’une stabilité rare. Dans les capitales occidentales, on ferme les yeux sur le reste. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre correspondant à Addis-Abeba (Éthiopie). - En deux heures, le vent aura dispersé plus de tracts qu’il n’y avait de personnes à qui les distribuer. Le micro aura tenu le temps de trois brefs discours, la patience du public à peine plus longtemps. Le petit groupe s’est dispersé, laissant les cadres de Medrek, la principale coalition d’opposition, seuls dans le silence de ce grand parc public au nord d’Addis-Abeba. Restait la table à ranger, et les derniers paquets de tracts, donc. À une semaine des élections nationales en Éthiopie, le 24 mai 2015, à peine plus d’une cinquantaine de militants et de supporteurs ont fait le déplacement.