Le prix exorbitant des paradis fiscaux

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Au moment où les dettes publiques sont jugées insupportables, où même les dépenses de santé et d’éducation sont considérées comme des « luxes », une fondation indépendante, Tax justice network, évalue l’évasion fiscale entre 17 000 et 25 500 milliards d’euros. Les grandes banques internationales sont les pierres angulaires de ce système.

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Comment ne pas faire le rapprochement ? La semaine dernière, un nouveau scandale bancaire éclatait. Après Goldman Sachs, JP Morgan, Barclays, UBS, c’était au tour de HSBC d’être pris dans les mailles du filet. Une commission d’enquête du Sénat américain venait de mettre au jour dans un rapport de plus de 300 pages les agissements de la banque. Une enquête accablante : HSBC a non seulement favorisé l’évasion fiscale, mais a fermé les yeux sur des pratiques criminelles. Elle a détourné son regard du blanchiment d’argent et du trafic de drogue et d’armes au Mexique, des liens avec le terrorisme en Arabie Saoudite, ou du financement d’armes au Soudan ou en Iran.