MOYEN-ORIENT

Bombardement sur l’hôpital de Kunduz : MSF ne lâche pas l'affaire

Trois semaines après le bombardement américain de l'hôpital de Kunduz en Afghanistan, Washington n'a toujours pas donné son feu vert pour une enquête indépendante. Médecins sans frontières ne se contentera pas d’excuses et de dédommagements. L’ONG a bousculé les pratiques en s’adressant à la Commission humanitaire d’établissement des faits, un organe indépendant créé en 1991, qui n’avait jusqu’ici reçu aucun mandat.

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Genève, de notre correspondante. - « Il n’est pas possible de nous en remettre uniquement aux enquêtes militaires menées par les forces américaines, afghanes et de l’OTAN. » « Si nous laissons passer cela, cela reviendra au fond à signer un chèque en blanc à tous les pays en guerre. » Joanne Liu, présidente de Médecins sans frontières (MSF) International, ne pouvait pas être plus claire quand, il y a quinze jours, prenant tout le monde par surprise, elle a annoncé s’être adressée à la Commission internationale humanitaire d'établissement des faits (CIHEF) afin que soit menée une enquête « indépendante et impartiale » sur le bombardement américain qui, le 3 octobre, a ravagé l’hôpital de Kunduz dans le nord de l’Afghanistan, tuant 22 personnes (lire ici le témoignage d’un infirmier de MSF présent sur les lieux).

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