Après l'attentat de Ouagadougou, les regards se tournent vers Compaoré

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Après l’attentat de Ouagadougou revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), des commentateurs français ont affirmé que le départ forcé de Blaise Compaoré du pouvoir, fin 2014, et celui de son ancien bras droit, le général Gilbert Diendéré, auteur d’un coup d’État raté en septembre 2015, avaient créé un vide sécuritaire et permis l’intrusion du terrorisme au Burkina Faso. Selon eux, le pays était épargné sous Compaoré parce que ce dernier avait été « médiateur dans de nombreuses crises régionales » et actif dans « le règlement de prises d’otages d’Occidentaux au Sahel ». Mais en Afrique, les analyses sont très différentes : de bons connaisseurs du contexte et des acteurs pointent plutôt un doigt accusateur vers Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire, et plusieurs de ses fidèles, dont Soro. « Ici, tout le monde les soupçonne », explique un responsable d’une ONG burkinabè.