Après l'Ukraine, la Russie? Le nouveau cauchemar de Poutine

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La révolution ukrainienne peut être un poison mortel pour Vladimir Poutine. Déjà en 2004, Moscou avait tout fait pour mettre en échec la révolution orange. Dix ans plus tard, ce qui se passe à Kiev déstabilise un régime russe en pleine stagnation. Il vient de choisir de réagir par la force contre l'opposition à Moscou même, et met en accusation Europe et États-Unis.

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Pour mesurer l'immense risque que peut faire courir la révolution ukrainienne au régime autoritaire construit par Vladimir Poutine depuis quinze ans, la seule journée du lundi 24 février est éclairante. Répression de manifestants à Moscou, condamnation d'opposants, déclarations incendiaires contre les nouvelles autorités de Kiev et propagande d’État massive : la retenue notée samedi et dimanche, le temps de la clôture des JO de Sotchi, n'aura donc pas duré. Quelques exemples :