Des arguments en défense de l'accord conclu par Syriza

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Oui, oui et oui !

Tirons immédiatement un trait sur le passé : instituons spontanément des tribunaux publics pour juger nos oppresseurs d'aujourd'hui (banquiers, financiers, courtiers d' assurance, dirigeants d'entreprise nationale ou multinationale, politiciens corrompus). Parallèlement, instituons et utilisons de facto immédiatement n'importe quel moyen monétaire nouveau créé par nous, le peuple, ex nihilo et investi du pouvoir libératoire : haricot, bouchon de bouteille, etc. Prenons les ultralibéraux à leurs propres revendications : instituons la plus libre et la plus sauvage des créations monétaires pour nous opposer avec efficace à celle qui nous est imposée pour nous exploiter et nous opprimer. Ces deux décrets rendus immédiatement et parallèlement exécutoires, je ne donne pas quinze jours pour que les 1%  nous mangent dans la main.

moi aussi je pars en grèceSourire

pareil! avec Panagiotis Grigoriou, ethnologue de profession converti en blogeur ( greek crisis) qui essait de s'en sortir autrement qu'avec son blog (excellent)....l'été arrive, voyageons intelligement;-)

 

Nous nous adressons à un public essentiellement francophone, averti et curieux des transformations du monde contemporain.

• En plus de la détente et de la découverte de la Grèce, celle des îles si recherchées, nos circuits portent en même temps sur la rencontre avec l’histoire et la mémoire, y compris contemporaines de la Grèce actuelle.

• Dans tous nos périples, les visiteurs sont accompagnés par l’ethnologue et historien Panagiotis Grigoriou. Bien au-delà d’une pratique communément désignée comme celle «de l’accompagnateur-guide», c’est l’échange, le dialogue, tout comme la réflexion qui alternent avec les moments de détente. C’est ainsi qu’en plus de l’image déjà connue et véhiculée de la Grèce, seront abordés, ses imaginaires, ses représentations et ses mentalités.

Tous nos périples sont effectués avec skipper professionnel confirmé, offrant ainsi un séjour à bord sans soucis et en toute sécurité. Pas de location sans skipper.

Notre concept reste ouvert à vos suggestions, ainsi qu’à la (re)composition d’itinéraires « à la carte ».

• Concept optionnel «Voilier avec skippeuse», confirmée accueillera à bord un couple, ou un équipage féminin (sous réserve de disponibilité).

• Pour ceux qui le souhaitent, en plus de leur périple en mer, une visite guidée de la « nouvelle Athènes » peut-être proposée, à travers ses « coins à part » vivants et attirants, mais aussi via ses « affaissements sociaux » liés aux temps turbulents dits « de crise ».

http://www.greece-terra-incognita.com/

Les peuples d'Europe peuvent boycoter les produits Allemands.
Pour faire pression sur Merckel et la forcer a écouter la voie des peuples et  non celle de la finance.

C'est intéressant, mais les tarifs me semblent totalement inaccessibles à la plupart des gens. Cela me fait penser (en plus cher encore) aux voyages que l'Huma organise à Cuba ou au Vietnam.

c'est pas par personne mais par voilier

Détail budget 7 jours : De 4500 € à 6000 € location du voilier tout compris.
Prix calculé sur la base de 6 à 10 personnes.

ça fait un prix de 600e pour 7 jours....tout compris

Du libéralisme, oui. Pas du néo-libéralisme.

 

Autorégulation de la finance : source ?

 

Je pense que vous n'avez pas compris la "main invisible".

 

Il n'approuvait pas l'esclavage, point.

 

Il était pour une intervention de l'Etat.

 

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.

"une bataille de propagande", bien utile à Macron et consorts

"Il y a une strangulation mise en place contre le gouvernement grec via le maillon le plus faible qui est le système bancaire. La pression est allée croissante lors des réunions de l’Eurogroupe pour que la Grèce accepte le cadre memorandaire, et si l’Allemagne a été la plus vindicative — avec la part de spectacle qui accompagne ces moments — aucune différenciation n’est apparue de la part des autres pays européens. Personne ne s’est opposé à l’Allemagne.

 Superficiellement, on aurait pu l’attendre. Mais on ne peut pas mettre en œuvre une politique d’austérité et voter la loi Macron d’un côté, et aider politiquement un pays qui veut rompre avec l’austérité."

vhttp://syriza-fr.org/2015/02/25/continuer-dans-cette-voie-ne-peut-conduire-qua-lechec-de-syriza-interview-avec-stathis-kouvelakis/

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

"une première lecture trop rapide de l'accord."

L'article est paru alors que les termes de l'accord n'était pas encore écrits, puisque Syriza a remis sa copie le lundi à minuit et l'article est paru dans le samedi.

Les petits roquets du libéralisme ont juste l'habitude d'aboyer en cadence.

 

Oui, un auteur classique - et non néo-classique - du 18e siècle ! Qui non seulement n'a rien à voir avec ce qui se passe entre l'UE et la Grèce mais qui en outre, justifiait l'intervention de l'Etat... Mais la passion, parfois, égare !

Empêcher les petits bourgeois français de frimer en Audi, Mercedes, et autres Bmw... das Auto, vous rêvez...

Et pendant ce temps là les français vont voter FN, j'ai honte! !!

Tsipras est notre David des temps modernes.Qu'il gagne contre le Goliath,le Léviathan ,le Moloch...

En gagnant contre ce monstre,c'est nous qui gagnons.

C'est encore pire: la troïka et les dirigeants européens (dont les français, bien sûr) ont un besoin vital de l'échec de Syriza, et tant mieux (pour eux!) si au bout du chemin c'est l'extrême droite ou une dictature militaire qui arrive au pouvoir.

Tout l'édifice ne tient que par TINA: ils feront donc tout pour que le gouvernement Syriza échoue.

Ensuite, la propagande expliquera que l'Aube Dorée au pouvoir aura été la conséquence inéluctable d'avoir voté pour Syriza, à bon entendeur salut!

.... a remis sa copie ...

cette expression abondamment utilisé par les journalistes suiveurs, est detestable et condescendante. Comme si la Grèce était un élève et la commission un ensemble de professeur qui aurait autorité sur tout.

Le pouvoir légitime d'une démocratie est réduite à ce point là !!!

Aujourd'hui Hitler doit faire la fête dans sa tombe : ils sont arrivés à instaurer une dictature en Europe sans faire aucun coup d'état et aucune guerre tout en laissant un simulacre de démocratie "spectacle" qui est en train de faire monter l'extrême droite néo nazi, TRES FORT !!!!

 

ah là tout a fait d'accord avec vous, il a fermé les yeux sur ce détail et il devait savoir pourquoi.

la richesse des nations passaient par l'esclavage.

et pour revenir à la Grèce, je pense qu'une sortie de l'Euro sera inévitable et pourquoi pas tenter leur chance avec le BRICS ...??? 

ils auront je pense une meilleure offre que la Troïka...???

 

Hollande Valls, c'est les toutous de Merkel, franchement les chiffres du chômage en diminutions (voir les + de 3ans qui augmentent), c’est bidon, la politique actuelle continue de produire du chômage, et ça va continuer car nous aurons bientôt plus 100.000 jeunes qui arriverons cet été sur le marché du travail, alors que l'Allemagne elle crée des retraités à cause du vieillissement de sa population.

Comment les politiques ne voient pas ce qui se passe, en plus et on va encore nous demander des nouvelles réformes (quand on dit réforme c'est baisse de nos acquits), il est temps pour le PS de lui mettre une branler lors des élections de mars, même si cela ne le fera pas changer des autistes en vous dit !.

 

A part les Espagnols et les Portugais, aucun peuple Européen n'a une assez forte conscience politique pour boycotte quoique ce soit! Ils vont à l'abattoir en bêlant, terrorisés qu'ils sont par MERKEL et fascinés comme toujours par la grande Allemagne!

Maintenant. Gagner du temps. Et demain? Le Pouvoir est nocif, ceux qui l'occupe le sont encore plus....

Ce qui est plus inquiétant est la dérive de plus en plus manifeste vers un conformisme de gauche, de notre journal préféré Mdpt qui ne vieillit pas toujours très bien...

Si un article ou deux (sur l'ensemble) VOUS (personnellement) déplaît et qu'ainsi VOUS prévoyez le déclin de VOTRE (non pas "Notre" car nous n'avons pas gardé les Gochons ensemble)  journal, cela reste VOTRE analyse (peut-être une certaine "Nauche") mais pas la MIENNE.

 

Charlie à Charloe Charlie.

Pour l'instant ce sont les citoyens les plus fragiles qui souffrent, bientôt ce sera la classe moyenne

ANARCHIE57 est très drôle.

ANARCHIE57 se sent faire partie de la "classe moyenne" (à définir !).

ANARCHIE57 est doublement drôle.

Car,

Pour l'instant ce sont les citoyens les plus fragiles qui souffrent, bientôt .......

ANARCHIE57, vous me faites pleurassez...

 

 

Très juste.

Ca a l'air super ! Rigolant

 

Effectivement. A part l'armateur qui ne paie pas de taxes ni d'impots, pas grand monde ne profitera du pactole...

Pas compris .......???

Vous connaissez le blog de Panayoti Grigoriou ?

Vous savez ce que ça coute en taxes d'avoir un bateau en Grèce ? 

Je n'ai pas l'impression  Incertain .

Solidarité concrète : «Greece Terra Incognita», s’engage à reverser 3% des ses recettes chaque année au Dispensaire Métropolitain Social et Solidaire d’Ellinikon (près d’Athènes) sous forme d’achat de médicaments et de fournitures.

Le voyageur qui opte pour cette forme de tourisme est un «pratiquant» responsable qui a pris conscience par son attitude et par ses actes des enjeux quant à la situation réelle et complexe des pays visités. S’agissant de la Grèce, au-delà de l’essor de son tourisme et de son image manifeste et objective de «Grand bleu», depuis 2010, la société grecque à l’instar de son économie et de sa politique connaît une crise, la plus grave depuis les années 1940-1950 (Seconde Guerre mondiale et Guerre civile).

Comme un «Think tank» : «Greece Terra Incognita» incitera ses navigants à adopter un regard croisé, curieux, anthropologique, voire critique quant aux espaces parcourus et les faits et gestes observés. En lien avec l’association «Think Crisis» (www.thinkcrisis.org) initiée par Panagiotis Grigoriou et par d’autres spécialistes des sciences humaines et du monde culturel actif et citoyen, nos navigants, pourront entre deux moments de détente, être incités à nourrir notre réflexion quant au  devenir et l’avenir du monde contemporain. Une réflexion nourrie par les interrogations suscitées par les crises actuelles et plus anciennes ainsi que par les mutations culturelles et économiques depuis le XXe siècle.

vous savez que la féta ( fromage AOC fabriqué en Grèce) est distribué par une société allemande? en tous les cas celui que je trouve au Biocoop...c'est écrit en tout petit..du coup je l'ai pas acheté...dorénavant je lis toutes les étiquettes....en bio les sociétés allemandes sont majoraitaires....lisez bien, plus c'est écrit petit plus c'est interessant... du coup ma féta je l'achète dans une épicerie purement grecque;-)))

Je plussoie de tout l'enthousiasme qui me reste!

Ceci dit, j'aimerai beaucoup que la Grèce reste dans l'Europe,le temps de voter contre TAFTA et toutes les mesures faschistes en préparation contre les peuples européens et autrés. Une voix contre,c'est essentiel! Le jeu de l'Allemagne sera de choisir entre la décomposition de l'Europe par l'exclusion de la Grèce avec ,donc signature du traité ou garder la Grèce, avec le risque de non- signature du traité ! Le choix est cornélien car c'est choix perdant-perdant! Jubilatoire..enfin, pas vraiment pour nous tous, les gens..... 

On est parfois pétrifié de certains articles de Médiapart effectivement..Il devrait se maintenir au-dessus des fariboles sans preuves car on a déja pour ça une kirielle de journaux dirigés par les industries de l'armement !

Par exemple, à quand un vaste sujet sur Vallaud-Belkacem qui envoie en garde à vue, les meilleurs profs, ceux qui développent le sens critique et qui prétendent avec raison que la liberté d'expression et de conscience c'est Etre et Ne pas etre ..J'attends avec impatience !

Médiapart doit aussi faire un dossier sur toutes ces petites républiques rentrées dans l'Eu, les malheureux, et qui crèvent de faim depuis..J'attends aussi .

Un dossier aussi sur les menteurs du gouvernement qui s'inventent des diplomes, ils sont légions ..

Oui, il faut le rabacher encore et encore .

Les armateurs n'ont jamais payé !

Je l'avais compris, mais nous ne vivons apparemment pas dans le même monde. Pour moi, c'est une minorité privilégiée qui a les moyens de s'offrir des vacances à 600 euros par semaine. Ou, d'ailleurs, de monter dans un bateau privatisé.

non pas encore en France...les stations de ski ont affichées complet et le ski c'est très cher...il y a encore des gens chez nous et même ici qui peuvent débourser 600 e une semaine tout compris (avec nourriture) (on trouve des vols Paris Athenes a partir de 75 e)

" Conformisme de gauche " ????? voulez-vous dire : de gauche social-libérale ?

Mettez les en face d'un choix ultra-néo-libéral / anti-libéral , que choisiront-ils , selon vous ?

La féta n'est pas une AOC ni Grèque ni quoi que ce soit .

Ce n'est pas très cher mais encore faut-il pouvoir comparer . En été 2013 , nous avons loué à 5 un Feeling 32 DI de 9,60 m pour une croisière de 14 jours en cabotant de Lorient à l'ile de Ré ( selon notre choix ) , j'étais skipper non professionnel et le bateau a été loué à une société spécialisée . Hors les frais annexes , ports , carburant , nourriture , balades , restos et divers , la location en elle-même nous est revenue à 36 € / personne / jour ce qui est notablement moindre que " votre " proposition qui , de premier abord , semble allèchante mais......qui s'adresse à des revenus moyens et supérieurs . Il faut y rajouter le voyage A / R au port d'embarquement en Grèce et les frais que je mentionne plus haut . A noter que sans être une épreuve insurmontable , cette formule de 10 personnes sur et dans un 15 mêtres exige une adaptabilité certaine a une promiscuité relative et à la vie en groupe .

Verrons-nous comme en 36 , la bougeoisie préfèrer hitler au Front Populaire ?

: https://www.google.com/url?q=http://mapage.noos.fr/moulinhg01/Histoire/france.19.39/front.populaire.html&sa=U&ei=nl7yVKK6DcXpaKixgZAI&ved=0CAcQFjAB&client=internal-uds-cse&usg=AFQjCNGnG7N0hXVnve2wiG1g285Bey097Q

***

Le débat continue, avec cette nouvelle réponse de Stathis Kouvelakis, la plus pertinente à mes yeux.

D'un style un peu trop surplombant à mon goût avec son analyse de sophismes qui a pour effet de disqualifier les points de vue différents. Or c'est de la confrontation de points de vue dont nous avons besoin.

Donc le point de vue des intellectuels n'aurait aucun intérêt, et il faudrait seulement écouter ce que disent "les vrais gens"? Faites attention à la démagogie.

Écouter seulement les vraies gens ? Non, mais essayer de ne pas faire la fine gueule devant les résultats obtenus dans le cadre d'un rapport des forces extrêmement complexe. Savoir saisir les aspects positifs dans un contexte négatif et aller de l'avant sans savonner la planche sur laquelle on marche. Avoir toujours à l'esprit ou on en est et où on veut aller et surtout avec qui on veut y aller. Si je n'avais pas peur d'être sentencieux je dirais qu'un philosophe qui se réclame du matérialisme scientifique se doit d'avoir une pensée dialectique. Comme disait le ministre des Finances grec Varoufakis, il faut savoir saisir l'ambiguïté constructive. Et j'ajouterais que la meilleure façon de marcher est de mettre un pied devant l'autre et de recommencer.

Et enfin s'il faut choisir une analyse de la difficile séquence qui vient de se conclure, je préfère nettement celle de Elena Papadopoulou ici : http://syriza-fr.org/2015/02/26/dix-remarques-a-propos-de-la-decision-de-leurogroupe-par-elena-papadopoulou/

En l'occurrence, vos arguments tombent à plat, puisque Stathis Kouvelakis fait preuve d'une "pensée dialectique" très forte et sait "saisir l'ambiguïté constructive" (je reprends vos mots). Il ne fait pas "la fine gueule", il apporte des arguments indispensables au débat. Et le fait d'enseigner à Londres (et de vivre à Paris, soit dit en passant) n'empêche pas forcément d'avoir une pensée plus juste et complète que certaines personnes qui souffrent terriblement de la crise.

Son texte s'attaque en outre à certaines idées fausses que peuvent avoir des personnes coupées des réalités.

En outre, les critiques de l'aile gauche de Syriza sont totalement indispensables, dans la période actuelle, car sans elles, le gouvernement grec risquerait d'aller vers une résignation et un consensus mou totalement inacceptables.

Cela étant dit, je fais (encore?) confiance au gouvernement grec pour savoir progresser vers une certaine synthèse.

Et bien voyez-vous je viens de relire le texte de Stathis Kouvelakis et  je réitère ce que je dis plus haut sur ce fil. Sa conclusion démontre d'ailleurs qu'il ne prend pas la réalité dans sa complexité car il considère que la partie est terminée et que la négociation avec l'eurogroupe s'est soldée par un échec du gouvernement grec.

" L'idée d'une rupture avec l'austérité et avec le fardeau de la dette dans le cadre européen actuel a été mise en échec de façon on ne peut plus claire.

Dans un cas pareil, il est vital de tenir le langage de la sincérité et de l'honnêteté et de commencer par admettre qu'il y a échec, donc besoin de rediscuter de la stratégie la plus adaptée pour tenir ses engagements et sortir le pays de l'ornière tout en envoyant un message de combat à tou-te-s ceux/celles, et ils sont fort nombreux/ses, qui avaient misé sur "l'espoir grec" et qui refusent, à juste titre, de s'avouer aujourd'hui vaincu-e-s"

Il sous-entend que le gouvernement s'avoue vaincu et que la négociation se serait soldée par un échec pour la partie grecque. D'autres et non des moindres pensent qu'il n'en est rien et que certes la situation est complexe mais rien n'est encore joué et surtout rien n'est encore perdu. Son raisonnement est donc tout sauf dialectique et de plus il s'arrête la ou on aurait aimé voir ses propositions de nouvelles stratégie qui conduirait au succès. Quoi ? Annoncer le défaut de la Grèce et sortie de l'euro ? C'est exactement ce que souhaitait l'Allemagne. Heureusement pour les Grecs qui s'appercoivent déjà que le changement est en marche, Syriza n'est pas tombée dans ce piège. La lutte continue par exemple avec les décisions de lancer un audit de la dette, de faire éclater au grand jour la corruption sur les marchés d'armements, de lancer les actions contre la précarité etc. Toutes ces actions sont des vrais leviers pour accroitre l'audience de Syriza à d'autres franges de la population qui n'avaient pas voté pour ce parti.

Etrange quand même que toute la presse néolibérale se réjouissse que Syriza ait enfin vu la "réalité". Ne pas verser dans l'optimisme béât. Syriza est acculé mais a donné des gages à l'UE et accepté bcp de choses qu'il refusait jusqu'à maintenant.

"Etrange quand même que toute la presse néolibérale se réjouissse que Syriza ait enfin vu la "réalité""

Cela n'a rien d'étrange, il faut absolument que la Grèce ait capitulé, il faut absolument ancrer dans la tête des gens que TINA n'est pas mort même pas écorné par la victoire de la Grèce,sinon catastrophe cela pourrait donner des idées à l'Espagne, et autres

Et donc c'est en accord avec la presse libérale qu'il faut se faire un avis ?

Mettez-vous au courant de ce à quoi s'attaquent les Grecs, textes et traités compris, ajoutez la situation d'étranglement bancaire que vit le pays et allez-y, jouez votre pion. 

Sauf qu'on n'est pas au Monopoly.

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  • 25/02/2015 20:30
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Il faut "acheter du temps", mais aussi de la dette. Plus il y en aura, et plus les prêteurs regarderont à deux fois avant de virer la Grèce Langue tirée

Pour moi, remarquable analyse. Voyons la suite et espérons !

Certes .

Mais un gouvernement de type Syriza en France et idem en Espagne par exemple et l' UE a tout de suite un autre fonctionnement et d' autres objectifs . C' est d' ailleurs ce que propose Syriza  .

Sortir de l' Euro pour se farcir la même politique ultra-libérale avec paradis fiscaux , disparition du peu de droit du travail qui nous reste et tutti quanti ça n' a aucun sens .

+1

Bien d'accord...

La question de l'intervention des populations et pas seulement de leurs gouvernements doit être aussi posée.
Sans soutien et mobilisation populaire le gouvernement grec ne pourra pas beaucoup plus que ce qu'il a déjà fait ...
Il faut essayer de se représenter ce que cela peut être, humainement, de se retrouver dans ce type de réunions de "négociations".
Ceux qui ont eu personnellement à négocier lors de grèves avec un rapport de force difficile savent de quoi il est question...
C'est bien pourquoi les patrons essaient toujours d'interdire la présence de l'ensemble des grévistes autour de la table de négociation...
Sans l'appui ferme (sollicité ou non) de la population le gouvernement grec ne pourra rien. C'est par l'irruption ou non de ce qu'il était convenu en un autre temps d'appeler les "masses populaires" que l'on pourra mesurer les chances de réussite des futures "négociations"...
La question est ouverte et les débats qui ont lieu au sein du gouvernement grec et, bien sur, aussi en dehors montrent que rien n'est joué et que tout reste à écrire...


"çà fait paniquer l'oligarchie ."


Oh ça oui, ils paniquent. Ils paniquent tellement qu'ils ont dû abandonner la Troïka pour les institutions, et demander poliment aux smicards grecs d'être patients avant de voir leur augmentation...

La présidente du parlement grec Zoe Konsantopoulou a annoncé la mise
d'une commission d'audit sur la dette publique grecque ,et une enquête sur la façon dont le pays a été mis sous la tutelle de la Troika .

Une analyse qui mérite d'être prise en compte ici : http://syriza-fr.org/2015/02/26/dix-remarques-a-propos-de-la-decision-de-leurogroupe-par-elena-papadopoulou/

Et s'il n'y avait que la France !

Tout l'occident meurt de ce cancer !

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  • 25/02/2015 21:15
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J'aime beaucoup cette idée d' "ambigüité constructive" qui a été avancée par Varoufakis pour justifier l'accord.

L'ambigüité constructive, c'est exactement le carburant de la construction européenne. On ne sait pas comment on va faire pour y aller, et d'ailleurs on ne sait pas trop où on va...

Ceci dit, c'est aussi comme ça que Christophe Collomb a convaincu le roi d'Espagne qu'il allait rejoindre le Japon. Donc ça peut marcher.

Ça peut marcher, en effet. Sauf qu' à ma connaissance ( mais je peux me tromper) C. Collomb n'est pas allé au Japon...

Quelques précisions de Stathis Kouvelakis :

"Quiconque lit la liste des propositions ne peut qu'être frappé par le contraste entre le caractère très général et imprécis des mesures "positives" (par exemple sur les mesures humanitaires, l'accès à la santé etc) et le caractère par contre extrêmement précis et concret des concessions: poursuite des privatisations, et surtout abandon des mesures phares de Syriza qui avaient un caractère de classe: relèvement du SMIG, rétablissement de la législation du travail; tout cela est remplacé par de vagues propos sur "les meilleures pratiques européennes" et la ... "flexsécurité".

Par ailleurs, l'austérité n'est pas du tout oubliée: tout d'abord parce que toute cette "rationalisation" du secteur public est censée se faire à dépense constante (je rappelle que le niveau de la dépense publique a baissé de plus d'un tiers un Grèce) et aussi parce qu'on ne sait pas encore l'objectif fixé pour l'excédent budgétaire de cette année. Quant à l'année prochaine, l'accord de l'Eurogroup fait référence aux objectifs fixés en novembre 2012 à savoir 4,5%, ce qui est totalement exorbitant. Dans tous les cas, il n'est question que d'aménagements à la marge des logiques austéritaires."

https://www.facebook.com/stathis.kouvelakis/posts/10153046008225470

Rappel : son entretien avec Philippe Marlière en 2012.

Quel avenir commun entre ceux qui se déclarent partisans d'un repliement national et ceux qui veulent au contraire la coordination transnationale des luttes pour la démocratie et le progrès ?

On sent à peine l'expression d'une préférence sous le vernis de la rhétorique... Je ne me souviens pas de ces intervenants qui se prononceraient pour le "repliement [sic] national" - en tout cas pas en ces termes.

Mais on peut toujours croire à la "synergie altermondialiste" même si, il faut le rappeler, elle ne semble pas avoir produit la moindre avancée concrète depuis des décennies qu'une partie de la gauche en fait ses choux gras. L'espoir fait vivre, paraît-il ; et aux dernières présidentielles, Mélenchon annonçait qu'il n'était pas contre l'euro car il était voulait instaurer le SMIC européen...

 

On sent à peine l'expression d'une préférence sous le vernis de la rhétorique

Pas du tout. Elle est clairement affirmée dans la phrase ........"communauté de vue et de lutte qu'il peut  y avoir entre ceux qui prônent la sortie de l'euro et de la CE et ceux qui pensent (à juste titre à mon avis) que le temps du bouleversement démocratique européen approche "

 

Pour trouver, forcément ensemble (le plus possible) les bonnes réponses, il faut avoir posé les bonnes questions. Sur l'origine de la crise de la dette en Europe en général, et la façon dont la Grèce a été choisie comme cible première par stratégie des hedge founds américains misant sur la disparition de l'Euro, je vous recommande chaudement cette conférence de Myret Zaki (première partie - la seconde partie de la conférence étant une proposition de solution politique par Etienne Chouard, mais ne vous arrêtez pas à cela pour ceux qui n'adhèrent pas aux idées de Chouard, écoutez au moins la première partie...). On comprend parfaitement comment la finance a pris le pouvoir, aux Etats-Unis et en Europe, et comment les dépenses soit-disant inconsidérées des grecs (et les soit-disant nôtres) ne sont pour rien dans cette affaire.

L'Etat et les banques, les dessous d'un hold-up:

https://www.youtube.com/watch?v=TLjq25_ayWM

En janvier dernier, Myret Zaki a donné une interview complémentaire à ce qu'elle avait dit lors de cette conférence:

https://www.agenceinfolibre.fr/entretien-exceptionnel-de-myret-zaki-qui-explique-exactement-les-mecanismes-des-marches-et-le-role-des-banques/

Très très éclairant sur qui détient réellement le pouvoir aujourd'hui, et comment cela procède, donc forcément à considérer si on veut envisager de changer la donne (et c'est pas gagné!)

Je parlais de votre allusion au "repliement [re-sic] national" qui n'est que l'expression de votre mépris à l'égard des défenseurs de la souveraineté nationale et populaire...

C'est un peu comme si je parlais de "folklore altermondialiste irénique" à propos de vos positions.

 

Seules les nations puissances peuvent tourner la page sur leur passé. Les Grecs n'y ont pas droit, alors que l'Allemagne a pu le faire après la Seconde guerre mondiale. Et nul tribunal n'osera l'accuser de ne pas avoir compensé financièrement une Grèce qu'elle a dévasté. C'est vrai, ce n'est pas l'Allemagne qui l'a fait, ce sont les nazis, maintenant honnis par les dirigeants allemands.

Tirons immédiatement un trait sur le passé : instituons spontanément des tribunaux publics pour juger nos oppresseurs d'aujourd'hui (banquiers, financiers, courtiers d' assurance, dirigeants d'entreprise nationale ou multinationale, politiciens corrompus). Parallèlement, instituons et utilisons de facto immédiatement n'importe quel moyen monétaire nouveau créé par nous, le peuple, ex nihilo et investi du pouvoir libératoire : haricot, bouchon de bouteille, etc. Prenons les ultralibéraux à leurs propres revendications : instituons la plus libre et la plus sauvage des créations monétaires pour nous opposer avec efficace à celle qui nous est imposée pour nous exploiter et nous opprimer. Ces deux décrets rendus immédiatement et parallèlement exécutoires, je ne donne pas quinze jours pour que les 1%  nous mangent dans la main.

Passez devant, on vous suit...

C'est grâce à la peur du désordre que les injustices peuvent perdurer.

Ah, parce qu'il y a un risque de désordre ? Alors je ne marche plus. Moi, je suis pour l'odre juste. L'injustice et le désordre (générateur d'injustice), très peu pour moi.

C'est bien ce que je pensais : que vous souhaitez rester dans les injustices présentes... de peur de perdre l'intérêt que vous en tirez ?

Mais je ne vous juge pas. 99% des 99% se trouve dans le même cas que vous. Et finalement, il faut le croire, satisfaits. On voit comment finissent les poètes : c'est Goethe, dirigeant Weimar, qui finit par dire: "Plutôt l'injustice que le désordre."

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  • 25/02/2015 23:46
  • Par

Mediapart pourrait-il suivre de près le travail que va entreprendre le parlement grec sur l'audit de la dette? Ca me paraît une piste importante à suivre.

 http://www.okeanews.fr/20150225-la-presidente-du-parlement-annonce-la-constitution-dune-commission-daudit-de-la-dette

Il faudrait aussi y ajouter comment Tsipras va agir pour lutter contre la corruption et la fraude fiscale qui ruinent son pays. La dessus, avec un Junker aux affaires et une Merkel focalisée sur l'austérité l'Europe risque bien de faire profil bas! C'est un aspect qui devrait peser lourd dans les 4 mois à venir et sur la crédibilité du gouvernement grec face à son electorat. Sarkozy avait bien annoncé qu'il n'y avait plus de paradis fiscaux. Force est de constater qu'ils se portent très bien et même qu'il y a un consensus mou pour ne rien faire. Pourtant cela nous coûte très cher, à nous citoyens de l'Europe et de la France sauce PS.

Je ne peux que vivement recommandé se reportage qui me laisse sans autres commentaires.

VIDEO SUPPRIMEE

Sacré optimiste, va ! Mais ça fait du bien de vous lire.

Voir ici : http://syriza-fr.org/2015/02/26/dix-remarques-a-propos-de-la-decision-de-leurogroupe-par-elena-papadopoulou/

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  • 26/02/2015 06:00
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"HOLLANDE ne pourra pas jouer double jeu très longtemps... Il optera pour la "synthèse" entre SCHAUBLE-MERKEL... TSIPRAS VAROUFAKIS... et à ce jeu là... SYRIZA tirera son épingle du jeu..." 

 Hollande ne fera rien, il passera "à défaut" au 2ème tour comme repoussoir du FN comme il l' avait fait avec Sarkozy en 2012...Le tout sur un air bien rôdé de sursaut républicain, alors que le pays sera en état de décomposition sociale avancée suite aux errements répétés de sa politique.

et qui a dit que hollandetoutmou sera au 2ème tour en 2017 ?????????????????

moi!

Hollande (ou Valls...), je vous fiche mon billet.

Croyez bien que j' aimerais me tromper...

Bonne journée quand mêmeSourire

Jamais plus je vais mettre un bulletin vote pour ce type , plus jamais ! ni pour Sarko aussi !

Hollande ne passera pas au deuxième tour contre le FN! C'est l"abstention qui fera l'élection!

au moins si nos enfants se mettaient à lire, la relève pour la suite serait assurée;-))

Parler d'économie à ma fille, le nouveau livre du ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, sortira chez Flammarion en octobre 2015.

http://www.livreshebdo.fr/article/le-ministre-des-finances-grec-publie-un-livre-deconomie-pour-les-jeunes

Oui, il y a de quoi être décu pour le peuple grec avec cet accord.  En attendant, l'ancien ministre des Finances est poursuivi pour corruption et pourrait être rapidement mis en garde à vue. Ici, en France, Cahuzac est libre de tout mouvement ! Alors, patientons un peu et espérons que ce ne soit pas seulemant des intellectuels de gauche qui viennent au secours de Syrisa...!

http://phil195829.oberblog.com

Je me pose plein de questions:

1- l'ambiguïté constructive? c'est certainement une définition de la politique mais n'est-ce pas ça qui nous a amené le pédalo et sa clique et la Grèce, là où elle est?

2- Je ne comprends pas ce que veut le peuple grec. Ils veulent rester dans l'Europe, ça j'ai compris, de toute façon c'est eux qui l'ont faite (non celle de la troïka mais celle de l'esprit!) mais ils peuvent y rester sans entrer dans l'euro, si c'est bien ça qui pose problème.

3- Il faudrait ici un économiste sérieux, c'est à dire probablement hétérodoxe, qui envisagerait ce que pourrait faire la Grèce si elle sortait de l'euro. Je sais que Jacques Sapir l'a fait pour la France.

4-J'ai l'impression bizarre que vouloir se débarrasser de la politique criminelle de l'UE tout en y restant associé, c'est un peu comme si les Allemands avaient voulu se débarrasser du nazisme tout en voulant garder hitler.

5-Apparemment donc, aucun problème n'est réglé. Je note simplement que des personnes ayant contribué à la victoire de Syrisa ressentent tous ces "compromis" comme des trahisons. C'est qu'ils ne sont probablement pas aussi intelligents que la plupart des lecteurs de ce site qui y voient au contraire l'indice d'une politique très fine et astucieuse.

6-C'est de toute façon en tremblant que j'attends la suite. Pas très courageux le type! De toute façon nous sommes loin de la devise "la liberté ou la mort" de quand il s'agissait de chasser les Turcs. A cette époque on ne devait pas avoir de soucis d'argent! 

Avez-vous vu l'article récent de Jacques Sapir "L'Hypothèse d'un "GREXIT" " ?

http://russeurope.hypotheses.org/3492

Oui, merci. Je l'ai trouvé en cherchant désespérément une sortie de secours.

L’assassinat de la Grèce

 Par James Petra – Le 23 février 2015 –

James Petras a été directeur du Centre d’études européennes à Athènes (1981-1984) et conseiller du Premier ministre Andreas Papandreou (1981-1984). Il analyse la crise grecque et ses enjeux par rapport à l’Union européenne.

 

Le gouvernement grec est actuellement pris dans un combat pour la vie ou la mort avec l’élite de l’Union européenne qui domine les banques et les centres de décision. L’enjeu, ce sont les moyens de subsistance de onze millions de Grecs, ouvriers, employés et petits entrepreneurs, et la viabilité de l’Union européenne. Si le gouvernement de Syriza capitule devant les demandes des banquiers européens et accepte de poursuivre les programmes d’austérité, la Grèce sera condamnée à des décennies de régression, à la misère et à la domination coloniale. Si la Grèce décide de résister et se trouve contrainte de sortir de l’Union européenne, il lui faudra répudier 270 milliards d’euros de dettes étrangères, envoyant les marchés financiers internationaux au crash et provoquant l’effondrement de l’UE.

Les dirigeants de l’UE comptent que Syriza abandonnera les engagements qu’il a pris devant l’électorat grec qui, en ce début de février 2015, est majoritairement (plus de 70%) favorable à la fin de l’austérité, au défaut sur la dette et aux investissements de l’Etat dans le développement économique et social.[1]. Les choix sont sans équivoque; les conséquences ont une importance historique mondiale. Les enjeux vont bien au-delà d’impacts locaux ou même régionaux limités dans le temps. Tout le système financier mondial en sera affecté. [2]

Le défaut sur la dette se répercutera sur tous les débiteurs et créditeurs, bien au-delà de l’Europe; la confiance des investisseurs dans l’empire financier occidental tout entier sera ébranlée. D’abord et avant tout, toutes les banques occidentales ont des liens directs avec les banques grecques. [3] Si ces dernières s’effondrent, elles seront profondément atteintes, au-delà du soutien que leurs gouvernements peuvent leur garantir. Une intervention massive de l’Etat sera à l’ordre du jour. Le gouvernement grec n’aura pas d’autre choix que de reprendre l’ensemble du système financier… L’effet domino frappera d’abord et surtout l’Europe du Sud puis se propagera aux régions dominantes du Nord avant d’atteindre l’Angleterre et l’Amérique du Nord. [4]

Suite...

http://lesakerfrancophone.net/lassassinat-de-la-grece/

Un espoir tempéré, la crainte des coups tordus

La percée récente des forces progressistes aux élections grecques bouleverse un appareil d’Etat contrôlé depuis quarante ans par deux familles politiques. Si les dégâts de l’austérité ont convaincu une bonne partie de la fonction publique de choisir la coalition de gauche Syriza, des réseaux extrémistes s’activent autour des corps de sécurité.

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/VINCENT/52663

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  • 26/02/2015 10:31
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Rien n'est  joué car les seules questions posées ne sont pas les bonnes:

La Grêce accepte-elle de rembourser ses dettes?

La Grêce veut-elle de rester dans l'Euro?

Alors qu'en fait on doit savoir:

La Grêce peut-elle de rembourser ses dettes?

La Grêce peut-elle de rester dans l'Euro?

à mon avis la réponse est non... et on a reculé la réponse de quatre mois.

"et on a reculé la réponse de quatre mois."

Pas reculé, peut-être gagné 4 mois pour préparer dans le calme une sortie de l'euro.

http://www.okeanews.fr/20150225-nous-avons-besoin-de-temps-et-nous-ne-pouvons-pas-revenir-en-arriere

"et on a reculé la réponse de quatre mois."

Pas reculé, peut-être gagné 4 mois pour préparer dans le calme une sortie de l'euro.

http://www.okeanews.fr/20150225-nous-avons-besoin-de-temps-et-nous-ne-pouvons-pas-revenir-en-arriere

Oui, ce que je voulais dire c'est que la réponse est bien reculée de quatre mois, chaque partie élaborant sa propre stratégie dans l'intervalle

À l'impossible nul n'est tenu. La Grèce servira sa dette autant que faire se pourra, et restera dans l'euro tant qu'y rester sera possible. Les 19 cherchent - et trouveront sans doute - la solution.

les 19 cherchent ?????? non, il n'y a que les grecs qui cherchent une solution, les autres ne cherchent pas, ils restent sur leurs positions criminelles pour tous les peuples européens, et en premier pour la grèce, la brèche qui les em...........nt, parce que les prochains seront peut-être les espagnols, ensuite les irlandais, les portugais et allez..... soyons optimistes , et même très très optimistes , les français !!!!!!

http://www.lespetitsmatins.fr/category/collections/nouveautes/

Modeste proposition pour résoudre la crise de la zone euro

Modeste proposition pour résoudre la crise de la zone euro

http://www.lespetitsmatins.fr/category/collections/nouveautes/

 

 

 

Ce compromis n'est certes pas parfait mais, compte-tenu du rapport de force, il est méritoire. Hollande, malgré une situation nettement moins défavorable, n'avait, lui,  rien obtenu en arrivant au pouvoir.

"Hollande, malgré une situation nettement moins défavorable, n'avait, lui,  rien obtenu en arrivant au pouvoir." .
 Phrase incorrecte sur le fond.  Il aurait fallu écrire:
"Hollande, malgré une situation nettement moins défavorable, n'avait, lui,  rien demandé en arrivant au pouvoir."

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  • 26/02/2015 14:25
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Je pencherais pour une sortie de la Grèce de l'Euro avec un retour à la Drachme. La Grèce n'était pas prête à faire son entrée dans la zône européenne. Un maquillage de ses comptes publics avait d'ailleurs été nécessaire pour qu'elle réussisse son examen de passage. A moins que la troika ne mette beaucoup d'eau dans son vin, la Grèce ne rentrera jamais dans un moule qui ne lui sied pas du tout. Quel gâchis! La rigueur budgétaire, c'est tout juste bon pour les pays du nord! Tout retour en arrière serait-il impossible? On prévoit un seisme pour cette dernière en cas de sortie, mais c'est surtout la zône euro dans son ensemble qui est menacée. Mais n'est-ce pas normal, quand on voit à quel point le projet a été dénaturé? Les peuples souhaitaient un grand espace politique et social, harmonisé. On leur a concocté un gigantesque marché à la solde d'un libéralisme débridé et déchaîné!

 

Je partage en effet l'avis d Amska. et celui de Sapir; L'article est une excellente synthèse des opinions émises dans Syriza et autour d'elle.

 

Monsieur Lamant,

Ah bon ! on ne parle plus de capitulation! Combien d'abonnés perdus après une analyse digne du Figaro ? Bon numéro d'équilibriste ! Quel opportunisme!!

 

 

 

Sans y consacrer plus de temps que ça ne mérite, je ne peux que constater une nouvelle fois le sport favori d'un certain nombre de lecteurs et de lectrices de Mediapart, à savoir "se payer" de temps en temps un journaliste, parce qu'il a émis un jugement, ou présenté l'actualité sous un angle, non conformes à l'opinion du dit lecteur ou de la dite lectrice (opinions d'ailleurs souvent contradictoires, chaque joueur jouant le jeu selon sa propre règle - enfin ce n'est pas un jeu, seulement une cacophonie d'objurgations qui encombrent fort inutilement le fil par ailleurs souvent passionnant des discussions).

Cet article atténue intelligemment (et c'est tant mieux) les postures de type "pensée unique européiste" de vos premiers jugements qui vous faisaient rejoindre le camp des "chiens de garde" de cette Europe-Troïka, je veux parler de la presque totalité des médias français.

Je note de plus en plus une tendance crypto adhérente de vos articles en direction de l'intelligentsia officielle, même si on peut avoir l'impression que le choix de vos enquêtes recherche la controverse ou la dénonciation des méfaits du "monde des 1% les plus riches" (Stiglitz). Ces orientations (investigations) si elles ne sont pas accompagnées de postulats clairs sur la société et les rapports de force politico-économiques, ne mène qu'au mécontentement, donc à l'adhésion au discours du F.N. Ne croyez-vous pas?

 

Si vous ne l'avez pas  vu alors regardez l'excellent documentaire d'Arte  :

"Puissante et incontrôlée : la Troïka"

Une enquête édifiante sur la Troïka (FMI, BCE et CE) qui dicte sa politique économique à l'Union européenne alors qu'elle n'a reçu aucun mandat démocratique pour le faire ! C'est cela l'Union européenne et la zone  euro où tout est organisé pour qu'une minorité profite du système (multinationales, banques, politiciens complices et grandes fortunes) afin de maximiser leurs profits au détriment des classes populaires et moyennes !

http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika

Bon ben Tsipras s'est couché, et a eu ses milliards en retour. Entre Samaras et lui, il n'y avait donc que l'épaisseur d'une feuille de papier, celle d'un beau discours démago.

Syriza va poursuivre l'œuvre de redressement des comptes commencée par ND, avec un petit vernis social. Et c'est tant mieux pour tout le monde. Rien de nouveau sous le soleil.

Si je peux me permettre :http://blogs.mediapart.fr/blog/tchapaiev/270215/leclatante-victoire-de-syriza-v

Je suis heureux d'être en aussi bonne compagnie que celle de P Krugman dont je n'avais pas lu l'analyse lorsque j'ai écrit ce billet; heureusement il existe dans le monde des personnalités marquantes et lucides .

 Je rappelle aux puristes un vieux  proverbe québécois ( je ne suis pas québécois) ; "Ce n'est jamais "tout" , ce n'est jamais "rien" , car à celui qui demande toujours TOUT , la vie répond toujours par RIEN

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