Norvège : première comparution pour Breivik, les enquêteurs sur une piste anglaise

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Le Norvégien arrêté après la fusillade et l'explosion de Oslo a été placé en détention provisoire. Il reconnaît les faits mais refuse de plaider coupable. Les enquêteurs se lancent dans l'exégèse des 1500 pages que l'homme a postées sur internet avant les attaques, où il parle d'un réseau européen prêt à l'imiter et prenant racine à Londres.

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Le juge a annoncé lundi huit semaines de détention provisoire dont quatre en isolement total pour Anders Breivik, l'auteur présumé de l'attentat et de la fusillade qui ont fait 76 morts vendredi en Norvège, selon un dernier bilan. Quatre à cinq personnes sont encore portées disparues. L'homme, qui avait jusque-là maintenu avoir agi seul, a évoqué lors de son audition une coopération avec deux autres cellules. Le suspect a encore une fois reconnu les faits mais ne plaidera pas coupable : les attaques ne visaient pas à faire un maximum de victimes. Breivik a expliqué qu'il entendait défendre son pays contre l'islam et le marxisme, a expliqué le juge au sortir de la comparution du suspect de 32 ans. Il a dit vouloir s'en prendre au parti travailliste au pouvoir, considérant qu'il avait «trahi le pays» en favorisant l'arrivée massive de musulmans en Norvège. La fusillade visait à mettre un terme au recrutement du parti travilliste et à «adresser un signal fort à la population».