Le congrès de Livourne, miroir renversé de Tours

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Un mois après leurs camarades français, les socialistes italiens se retrouvent à Livourne. Leur congrès débouche également sur une scission. Mais les débats sont assez éloignés de ceux de Tours. 

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Ce 21 janvier 1921, une petite foule quitte le Théâtre Goldoni de Livourne, en chantant L’Internationale. Elle rejoint, à un peu moins de deux kilomètres au nord, une autre salle de spectacle, plus modeste, le Teatro San Marco. Quittant le 17e congrès du Parti socialiste italien (PSI) au Goldoni, ces militants viennent fonder le premier congrès d’un nouveau parti, le Parti communiste d’Italie (PCI). Ces 2 000 mètres tracent un fossé au sein de la gauche italienne, qui marquera le paysage politique pour sept décennies.