Barack Obama ou la tentation du populisme

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Le président américain s'apprête à prononcer son premier discours sur l'État de l'Union après un an passé à la Maison Blanche. Mais celui-ci arrive dans une période où Obama peine à convaincre son opinion publique du bien-fondé de ses réformes. Du coup, il semble lorgner vers un discours à la tonalité clairement populiste. Ce qui, aux États-Unis, n'est pas forcément perçu comme une mauvaise chose.

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Le vrai héros de l'élection sénatoriale du Massachusetts, où un républicain inconnu a remporté le siège autrefois occupé par les frères Kennedy, n'était pas le vainqueur Scott Brown, mais son camion. Le pick-up avec près de 300.000 kilomètres au compteur était devenu l'emblème de sa campagne, dans le but (fort transparent) de rapprocher ce patricien de la Nouvelle-Angleterre d'un électorat populaire désireux d'envoyer un message de mécontentement à Washington. Aux États-Unis, la recette est éculée mais elle marche fréquemment – George W. Bush coupant les broussailles dans son ranch texan, Bill Clinton s'affublant d'une casquette de baseball, Ronald Reagan posant en chemise à carreaux...