Egypte: un scénario à la tunisienne est-il possible ?

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Pour le deuxième jour consécutif, des manifestants sont descendus, mercredi, dans les rues de plusieurs grandes villes égyptiennes pour appeler au départ d'Hosni Moubarak, au pouvoir depuis trente ans. On dénombre 800 arrestations.

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Pour le deuxième jour consécutif, des manifestants sont descendus mercredi dans les rues de plusieurs grandes villes d'Égypte, même s'ils l'ont fait en moins grand nombre qu'hier et ont dû affronter des forces de l'ordre particulièrement violentes. Contrairement au mardi 25 janvier, où la police avait dans un premier temps laissé les protestataires se regrouper et occuper la grande place Tahrir du Caire, avant de les évacuer de manière musclée durant la nuit, cette fois-ci l'interdiction de se rassembler avait été signifiée. Pour compléter le dispositif, il semble que le gouvernement se soit affairé à bloquer ou ralentir les réseaux Twitter et Facebook, certains sites internet étrangers, et même les communications de téléphones portables permettant aux manifestants de se coordonner.