En Grande-Bretagne, les opposants au Brexit monopolisent le débat économique

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Que se passera-t-il si les Britanniques se prononcent pour une sortie de l’UE ? La livre va-t-elle dévisser ? Les emplois seront-ils délocalisés par milliers ? À moins d’un mois du scrutin, les spéculations vont bon train, et les scénarios les plus catastrophistes circulent. Inventaire.

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Cette nouvelle science semble promise à un grand avenir, en tout cas d’ici au 23 juin : la « Brexitologie », ou l’étude des dizaines de chemins plus ou moins chaotiques que pourrait emprunter la Grande-Bretagne pour sortir de l’Union européenne. Depuis des mois, une littérature abondante, souvent ardue, rarement objective, au croisement de l’économie et du droit, réfléchit aux modalités pratiques d’un Brexit. Parfois, l’exercice se réduit à la pure spéculation. Après tout, il n’existe aucun précédent dans l’histoire de l’UE d’un tel choc. Aucun État membre n’a jamais utilisé l’article 50 du traité de Lisbonne, qui prévoit cette fameuse sortie de l’Union (tandis qu’aucun article des traités n’imagine une sortie de la zone euro).