Le monde politique allemand cherche des réponses face aux violences de l’extrême droite

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L’assassinat du haut fonctionnaire Walter Lübcke, le 2 juin, par un membre de l’extrême droite, marque un changement de registre dans l’exercice de la violence propre à la nébuleuse néonazie. Désormais, les exécutions politiques sont ciblées. L’affaire relance le débat sur l’efficacité des services de sécurité allemands, qui n’ont rien vu venir.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant. – « Chère Madame Reker, cher Monsieur Hollstein, une action imminente de nettoyage a été déclenchée avec Walter Lübcke. Bien d’autres le suivront. Entre autres, vous deux. Votre vie s’achèvera en 2020. Nous allons vous assassiner en incitant financièrement d’autres à vous supprimer… Comme notre nom l’indique, notre objectif est de renverser l’État et de le nettoyer de rebuts comme vous, de la saleté juive et de tous les autres parasites étrangers… »