En Turquie, les nouveaux pouvoirs dévolus aux «chemises brunes» d’Erdogan inquiètent

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Le Parlement turc a récemment donné aux « veilleurs de quartier », un corps d’auxiliaires de police remis au goût du jour par le président Erdogan, le droit de procéder à des arrestations, d’empêcher les manifestations et de faire usage de leur arme. Le faible niveau de formation des agents et le flou de la nouvelle loi font redouter des dérapages et une utilisation partisane de cette unité.

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Istanbul (Turquie).– On les croise le soir, par petits groupes, dans les allées des parcs et dans les rues des grandes villes turques. Pistolet au ceinturon, sur le dos un polo brun qui invite aux analogies faciles, mais peut-être pas totalement infondées, avec les chemises brunes de l’Allemagne nazie, les « veilleurs de quartier » patrouillent dans la nuit, morigénant les buveurs impénitents, enjoignant aux noctambules les plus bruyants de respecter le sommeil du voisinage.